Une enquête de nos confrères du Monde revient sur l’attractivité des “early-startup” pour les jeunes diplômés, en particulier d’écoles de Commerce. Ces derniers sont de plus en plus nombreux à éviter ces jeunes structures pour retourner dans des entreprises plus établies – après une période où justement quitter les grosses boîtes était présenté comme un facteur d’émancipation et de succès.
Alors que s’est-il passé ? Selon nos confrères, plusieurs années d’expérience en la matière permettent pour beaucoup de dresser un bilan assez sévère des pseudo-avantage supposés de ceux qui font le choix des jeunes startup. Ces dernières rognent en effet souvent sur les avantages des jeunes diplômés et l’encadrement tout en promettant un avenir meilleur souvent élusif.
Pourquoi les jeunes startup n’ont plus autant la côte qu’avant ?
Pour l’heure, relèvent nos confrères, il est difficile de quantifier le phénomène qui relève plus d’une évolution des tendances. Mais selon Le Monde, la tendance est réelle. Le journal s’appuie sur une étude de Universum qui met en lumière une nette baisse d’attractivité des startup auprès des jeunes étudiants – pour la troisième année consécutive.
Le journal explique cette tendance par plusieurs phénomènes convergents. L’image du concept de “startup nation” semble s’être largement ternie auprès de ces publics. Les diplômés de grandes écoles sont aujourd’hui quasiment en situation de plein emploi et peuvent donc plus facilement viser l’entreprise, les avantages sociaux et le poste exact qu’ils convoitent.
Les startup, comparativement, peuvent manquer de services clés comme les RH (dont les fonctions sont alors partagées avec des employés peu formés sur la question), il y a également une absence de garde-fous sur les horaires avec en conséquence une charge de travail parfois beaucoup trop forte, et à la clé, des tensions et une instabilité des effectifs.
C’est pourquoi les jeunes diplômés de ces écoles préfèrent désormais miser sur les entreprises plus matures, voire de grands groupes internationaux. Le journal, qui rapporte dans son article plusieurs témoignages d’étudiants passés par des startup et d’autres types de structures, souligne toutefois que tout n’est pas tout à fait à jeter dans ce type d’expériences.
D’un côté, l’expérience en startup a un côté “responsabilisant”, car l’absence d’encadrement apprend de facto à travailler en autonomie et à toucher à un éventail de tâche différentes – il y a un côté plus direct, avec des salariés de la même génération avec qui l’on peut devenir plus facilement amis.
Et de nombreux étudiants décrivent leur expérience en startup comme un tremplin qui les a aidé à décrocher un meilleur poste dans une grande entreprise. Toutefois, il semble clair que le secteur a de vraies raisons de faire son introspection, sur fond de jeunes talents qui ont, pour certains, de plus en plus l’impression d’être pris pour des “pigeons”.
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La COTE et non la côte !