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« Ils sont aussi brillants que Jupiter » dans l’espace les satellites Starlink se font remarquer

L’astronaute de la NASA Don Petit a publié un cliché d’un « train » de satellites Starlink.

Elon Musk est connu pour son travail à la tête d’entreprise comme le constructeur automobile Tesla et plus récemment le réseau social Twitter (renommé X depuis). Mais une autre entreprise est intimement liée à l’homme d’affaires sud-africain : SpaceX.

La géante de l’espace ne laisse personne indifférent. Leader incontestable dans son domaine, elle lance des fusées toutes les semaines et risque encore de faire les gros titres avec le 11e vol d’essai de sa fusée Starship ce lundi soir.

Mais cette popularité et cette domination ne sont pas sans conséquence. En lançant des milliers de satellites en orbite tous les ans, SpaceX participe grandement à la « pollution de l’orbite ». L’entreprise privée est responsable de 3 lancements de satellites sur 4 dans le monde. Avec sa constellation d’internet par satellite Starlink, elle dispose d’une constellation de plusieurs milliers d’appareils.

Mais leur présence dans l’espace est loin de faire consensus. Depuis plusieurs années les scientifiques alertent sur les risques liés à une surpopulation de l’orbite. Alors que les choses changent très vite et que des règles claires et internationales peinent à voir le jour, l’orbite terrestre se transforme peu à peu en un grand « far west ».

Une photo qui fait sensation

Récemment c’est l’astronaute de la NASA Don Petit qui a pointé cela du doigt. De retour dans l’ISS pour une mission de six mois, il a échangé avec des internautes sur la présence des débris spatiaux et des satellites.

Depuis la coupole de Copolla de l’ISS, il a notamment photographié un « train » de satellites Starlink. Le cliché, qui a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, fait réagir. Outre les commentaires sur la beauté intrinsèque d’un tel spectacle, beaucoup se questionnent sur les risques liés à ces débris.

L’astronaute assuré dans ces échanges que ces satellites sont très visibles « ils peuvent être aussi brillants que Saturne ou Jupiter », explique-t-il ? Au sol, les astronomes ont déjà fait les mêmes constatations.

Il est devenu de plus en plus difficile de faire des observations du ciel, tant les satellites étaient nombreux en orbite. Aujourd’hui on estime qu’entre 15 et 20 000 objets tournent autour de la Terre. Certains sont grands de plusieurs mètres, d’autres ne sont que des boulons ou des vis, égarés lors d’une mission.

Un danger permanent pour les astronautes

Iss Station Spatiale Nasa
© NASA

Si ces petits objets ne sont pas détectables depuis la Terre, ils n’en restent pas moins dangereux. Les astronautes en orbite sont les premières cibles de ces débris spatiaux. Depuis le début des années 2010, le nombre de « modifications de trajectoire » de l’ISS a explosé. Elles sont réalisées dans le but d’éviter une collision potentielle avec un débris spatial.

Un phénomène qui s’aggrave de jour en jour. Plusieurs scientifiques en arrivent à craindre que notre génération ne connaisse le « syndrome de Kessler ». Dans un futur dystopique, la Terre pourrait être « coincée » derrière une barrière de débris infranchissable. Se rendre dans l’espace serait impossible. L’horizon serait bouché par une quantité infinie de débris.

Ce scénario catastrophe, qui semble tout droit sorti d’un film de science-fiction, pourrait bien finir par nous arriver. À mesure que le nombre de débris en orbite augmente, le risque de collision suit le même chemin. Or un contact entre deux débris va créer d’encore plus nombreux débris, augmentant à leur tour le risque de collision orbitale. Un cercle vicieux qui pourrait enfermer l’humanité sur Terre.

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