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Avant de capturer le président du Venezuela, Donald Trump a demandé l’avis de… Grok

Donald Trump aurait suivi les conseils de l’IA Grok avant de capturer Nicolás Maduro, alors président du Venezuela, le 3 janvier dernier.

Les intelligences artificielles, des conseillers politiques comme les autres ? On connaît l’amour de Donald Trump pour cette technologie, qu’il souhaite imposer partout dans son administration, mais on ne se doutait pas qu’il requérait ses conseils avant de prendre une décision aussi cruciale.

Le Time consacre un long papier à l’année du président américain, dans lequel il enchaîne les révélations. Le journal raconte ainsi qu’en décembre 2025, sept mois après le départ d’Elon Musk du DOGE, ce dernier est revenu en catimini à la Maison-Blanche. Il a alors participé à une réunion privée avec le président, pendant laquelle les deux hommes se sont rabibochés.

Une fascination pour l’IA

Pendant cette rencontre, Trump aurait, toujours selon le Time, passé des heures à jouer avec Grok. Il lui aurait demandé comment il percevait sa présidence et lui aurait posé des questions sur son héritage. Plus encore, Trump aurait demandé au chatbot comment les Vénézuéliens réagiraient s’il capturait Nicolás Maduro. À l’époque, il enchaînait les frappes contre les navires des cartels.

Grok lui aurait répondu que Maduro était un dictateur impopulaire et que son peuple réagirait positivement à sa chute. Le 3 janvier 2026, Trump lançait l’opération Absolute Resolve, qui voyait les forces américaines capturer le dirigeant sud-américain dans son palais. Les célébrations dans les rues de Caracas auraient convaincu Trump de la justesse de l’analyse de Grok.

Le Time indique que l’IA suscite une vraie fascination chez Trump. Plus qu’un outil qui facilite la vie, l’intelligence artificielle est une arme géopolitique majeure. Il serait obsédé par l’idée que les États-Unis soient leaders dans le domaine, devant la Chine, et donnerait donc une liberté totale aux entreprises américaines pour développer leurs IA plus rapidement. Cela concernerait particulièrement les infrastructures, les fameux data centers qui suscitent tant d’inquiétude.

Comme en France, l’IA inquiète de nombreux Américains pour diverses raisons : environnementales, perte d’emploi, inégalités… Des préoccupations que Trump balayerait d’un revers de main, selon le Time, qui cite un conseiller :

« Il veut faire ce qu’il veut. Il a l’habitude de susciter l’indignation et de voir tout le monde finir par se rallier à lui. Il est difficile de le convaincre d’agir à ce stade. »

Les appels des différents acteurs du secteur à ralentir le développement ? Cela le laisse insensible :

« Nous gagnons beaucoup d’argent grâce à lui. Ce secteur, c’est la révolution industrielle, en plus grand. C’est Internet, mais en beaucoup plus grand. »

Si l’IA inquiète aussi bien le grand public que ses créateurs, Trump n’y voit qu’une panique morale :

« Ils disaient que notre pays allait brûler à cause du réchauffement climatique. Puis ils ont changé le nom en changement climatique parce que le réchauffement climatique s’est avéré être un canular. La Russie, la Russie, la Russie, c’était un canular. »

Le ralentissement du secteur n’est donc pas au programme et les géants de la tech s’en frottent les mains, n’affichant finalement qu’une inquiétude de façade.

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