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Bénévolat, reconversion : les plans de Elizabeth Holmes loin de la prison

Apparemment, Elizabeth Holmes a toujours l’intention de revenir dans le secteur de la santé…

  • Elizabeth Holmes vient de donner sa première série d’interviews depuis 2016
  • La fondatrice de Theranos raconte avoir fait du bénévolat et rêve toujours de revenir dans la health tech
  • Tout ressemble à une nouvelle opération séduction en vue de son procès en appel

Si vous vous demandiez que fait Elizabeth Holmes, la prêtresse déchue de la health tech : on vous rassure, elle encore loin des barreaux et tente activement de redresser son image. C’est en tout cas ce dont témoigne une série d’interviews étranges de l’ex-dirigeante ; ses premières apparitions médiatiques depuis 2016, les scandales autour de Theranos, et surtout sa mise en examen.

Pour vous rafraîchir la mémoire, Elizabeth Holmes a décidé à 19 ans d’arrêter son cursus universitaire à Stanford pour monter une prometteuse startup dans le domaine de la santé – Theranos. La firme devait développer et commercialiser une révolution dans les analyses de sang. Imaginez une petite machine à un coût raisonnable et qui puisse réaliser des dizaines de tests sanguins en quelques minutes à partir d’une simple goutte de sang…

Voici ce qu’a fait la dirigeante déchue de Theranos depuis 2016

Trop beau pour être vrai ? Sans doute, surtout quand on sait que certains tests requièrent des quantités variables de sang et peuvent exiger une période d’incubation de plusieurs jours, sans compter des techniques incompatibles entre elles… Et pourtant beaucoup y ont cru, y compris des investisseurs de premier plan, dont Rupert Murdoch, la famille Walton (Walmart) ou encore la famille de l’ancienne secrétaire américaine de l’Education Betsy DeVos.

En tout, Theranos a été valorisé jusqu’à 9 milliards de dollars, sans aucun produit réellement fonctionnel dans les cartons. En coulisses, les tentatives de l’équipe de R&D ne sont jamais parvenues à réaliser la vision de Elizabeth Holmes – et tout était largement de la mise en scène. Lors de visites au siège de l’entreprise, la dirigeante proposait par exemple bien aux visiteurs d’effectuer quelques tests à partir de quelques gouttes de sang.

Mais ces tests étaient des tests relativement simples qui ne requerraient ni de grande quantité de sang ni de période d’incubation ; et surtout, ils étaient réalisés sur des machines conventionnelles. Évidemment lorsque tout cela a été mis au jour, les finances de l’entreprise se sont envolées, et Theranos a dû déposer le bilan peu de temps après. Rendant beaucoup de gens mécontents, à commencer par les plus gros investisseurs, et la SEC américaine. Elle a depuis été condamnée à 11 ans de prison, mais vient de faire appel.

Opération de “damage control”

Alors que nous apprennent ces interviews sur les plans de Elizabeth Holmes loin de la prison ? En superficie, que l’ex-entrepreneuse “a compris”, est “plus humaine” et surtout qu’elle est toujours très intéressée par le secteur de la santé. En entrant un peu plus dans le détail toutefois, le sous-texte est surtout que Elizabeth Holmes a besoin coûte que coûte de présenter un meilleur visage.

Celle qui a dirigé Theranos a ainsi confié au Times qu’elle fait depuis un an du bénévolat dans une hotline contre le viol – ce qui l’occuperait 12 heures par jour. Elle met en avant des allégations d’abus sexuels à son égard par le passé comme source de motivation. Allégations qui font référence à un volet de son procès dans lequel elle a témoigné contre l’ancien numéro 2 de Theranos, Ramesh Balwani, qui aurait abusé d’elle “physiquement et émotionnellement”, après avoir été son amant et premier investisseur dans l’entreprise.

Elle a également ajouté pendant son procès avoir fait déjà l’objet d’une agression sexuelle à Stanford en marge d’une soirée organisée par une fraternité – ce qui aurait déclenché l’arrêt de ses études et l’idée de fonder Theranos. Dans ses interviews, Elizabeth Holmes est également revenue sur son intention de retourner dans le secteur de la santé une fois ses ennuis judiciaires révolus. Notamment pour se placer dans le secteur des tests contre le COVID-19.

Mais évidemment impossible d’éviter la question qui fâche sur Theranos, ce à quoi elle a répondu, faisant profil bas : “j’ai fait tant d’erreurs et il y avait tant de choses que je ne savais ou ne comprenais pas, et je ressens que quand on fait cela mal, c’est comme si on l’internalisait vraiment d’une manière profonde”. 

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TousAntiCovid
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Par : Gouvernement français
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1 commentaire
1 commentaire
  1. Il faut savoir passer a autre chose, je pense que sa carrière dans la santé est enterré. Force a elle pour le bénévolat et les viols, mais ça ne justifie pas totalement une telle escroquerie.

Les commentaires sont fermés.