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Brexit : la mauvaise nouvelle qui attend tous les mobinautes européens

Le feuilleton du Brexit qui n’en finit pas de rebondir n’est pas seulement ennuyeux à mourir : ses conséquences pourraient compliquer la vie de tous les mobinautes.

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mobile roaming

Vous suivez les péripéties du Brexit d’assez loin, pensant qu’il s’agit encore d’un truc de technocrates européens, et qu’elles ne vous concernent pas directement ? Pourtant, si vous êtes, comme des dizaines de ressortissants européens, un mobinaute convaincu et qu’il vous arrive de voyager hors de vos frontières, et notamment au Royaume-Uni, il se pourrait qu’une assez mauvaise blague se profile à l’horizon.

En effet, l’Union européenne a confirmé que les frais d’itinérance pour les visiteurs britanniques qui se rendent dans l’UE et vice versa seront de nouveau facturés en cas de « No Deal » dans le cadre du Brexit.

Le retour des frais de roaming abolis en juin 2017 ?

Rappelons que tous les tarifs d’itinérance ont été abolis dans toute l’UE en juin 2017 après plusieurs années de baisse des prix, conformément à la législation européenne. Toutefois, ces règlements ne s’appliqueront pas automatiquement si le Royaume-Uni sort de l’UE sans un accord. Le gouvernement britannique avait déjà averti que les opérateurs de téléphonie mobile ne seraient pas obligés d’offrir l’itinérance en franchise de droits si un accord n’était pas conclu, et ses homologues européens s’en sont fait l’écho.

L’Union Européenne déclare qu’elle a maintenant terminé ses préparatifs en vue d’un « non accord » et qu’elle informe les citoyens de l’UE des conséquences d’un manquement à chacun des accords de retrait. Initialement prévu pour le 29 mars, un scénario No Deal entrera en vigueur le 12 avril, à la suite de la demande de prolongation de l’article 50 formulée la semaine dernière par le Premier ministre Theresa May.

Si l’accord de retrait est approuvé par les députés cette semaine, le Brexit aura lieu le 22 mai 2019. Dans ce cas, la législation existante sur l’itinérance resterait en vigueur pendant une période transitoire. Il est également possible que l’article 50 puisse être étendu davantage.

No Deal sur le mobile

Toutefois, l’UE considère que le No Deal est « de plus en plus probable » et a publié des orientations sur l’impact que cela aura sur les citoyens et les entreprises : « Les entreprises qui fournissent des services de communications mobiles, tels que les appels vocaux, les messages texte ou les données, ne seront plus liées par les règles de l’UE en matière d’itinérance lorsqu’elles opèrent au Royaume-Uni. Cela signifie que ces sociétés peuvent appliquer des surtaxes aux abonnés britanniques utilisant des services d’itinérance dans l’UE et aux citoyens européens utilisant des services d’itinérance au Royaume-Uni. »

En théorie, cela signifie que les opérateurs ne seront plus tenus d’offrir des services d’itinérance à un tarif réglementé, ce qui pourrait être répercuté sur les clients. Mais tout n’est pas perdu car rien n’empêche les opérateurs individuels de négocier leurs propres tarifs de gros avec leurs homologues étrangers.

Trois d’entre elles ont déjà confirmé qu’elles ne factureraient pas l’itinérance en cas de No Deal Brexit, tandis que Vodafone est présente dans plusieurs grandes économies européennes. Il est également possible que des opérateurs européens offrent aux réseaux britanniques l’accès à leurs services en échange d’un arrangement similaire pour leurs propres clients.

En fait, ces négociations se feront de gré à gré entre opérateurs, comme c’est déjà le cas par exemple entre Free Mobile et AT&T aux USA. Cela étant, dans le pire des scénarios, les anglais voyageant en Europe Continentale et les européens se déplaçant au Royaume-Uni devront se préparer a passer de nouveau à la caisse dès qu’ils utiliseront leur mobile, avec parfois des factures plutôt salées.

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5 Commentaires

5 Commentaires

  1. lucky

    25 mars 2019 at 20 h 00 min

    Une menace de plus ? Mais pourquoi tant de haine, de dissension entre les peuples, pour quel but ? Ne peut ton pas être en bon terme avec l’UK malgrès le brexit ? N’y a t’il pas d’autres pays hors union (et d’europe) bénéficiant de cette dernière ? Apparemment non, les technocrates voudraient donc frapper fort pour dissuader d’autres pays ? J’ai peur que c’est bien le contraire qu’ils récolteront dès lors qu’un no-deal ce profile !

  2. Solunne

    25 mars 2019 at 20 h 22 min

    Franchement ce genre d’effet d’annonce alors que nous sommes confrontés à un pays en passe de récupérer sa souveraineté et donc sa démocratie ne me font ni chaud ni froid.
    Qu’est ce qu’on peut en avoir à faire de quelques malheureux euros (facilement évitable en prenant une carte SIM locale comme avant) contre un pays qui ne sera plus obligé d’être dirigé par une clique non-élue à Bruxelles ?
    Sans compter que souvent les opérateurs (type Orange) sont présents dans différents pays, a eux d’éviter le roaming si ça leur chantent.
    Le jour du Brexit je fais péter le champagne en attendant le tour de la France.

  3. Vincent

    26 mars 2019 at 11 h 18 min

    Pour info, petite coquille dans votre article : « Si l’accord de retrait est approuvé par les députés cette semaine, le Brexit aura lieu le 22 mai 2009 »
    Je suppose que vous vouliez dire « 2019 »…

    • Eric

      26 mars 2019 at 13 h 36 min

      C’est corrigé, merci

  4. Patrick

    31 mars 2019 at 10 h 31 min

    Ce n’est pas du tout un problème.
    Je ne pense pas que des millions de gens appellent pendant des heures et des heures en Grande Bretagne.

    Pour les longues conversations, il existe d’autres moyens comme son ordi et sa webcam.

    Décidément tous les moyens sont bons pour générer la peur du Brexit, comme si c’était la fin du monde.

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