L’époque des copies douteuses est bel est bien finie pour les marques chinoises ! C’est le cas du moins chez BYD, qui tente une approche plus catholique pour concurrencer le premium allemand. Cette mission incombe au Sealion 7, qui compte séduire par un style bien à lui, mais pas seulement… Voici cinq points à savoir sur le SUV coupé chinois et notre essai complet ici.
Le BYD Sealion 7 a été dessiné par un designer allemand
Bien qu’il soit un SUV coupé comme tant d’autres, le BYD Sealion 7 hérite d’une plastique assez originale dictée par l’Allemand Wolfgang Egger, qui a fait ses premières armes au chevet d’Alfa Romeo avant de terminer chez la marque chinoise en 2017. L’engin présente ainsi un style assez fluide ouvertement inspiré de l’univers aquatique. A l’instar de la Seal, le Sealion 7 possède des feux avant en crochets mordant sur un bouclier très creusé.
Le profil, lui, se montre particulièrement lisse sans arêtes agressives et met en avant sa ligne de toit plongeante et ses poignées rétractables pour optimiser l’aérodynamisme. Aérodynamisme encore renforcée par la présence d’un double aileron encadrant la lunette arrière. La poupe, elle, se révèle plutôt massive avec un épais bandeau lumineux doublé d’un diffuseur en plastique mastoc. Bref, ce Sealion 7 a le mérite de ne pas avoir eu recours à la photocopieuse.
Le BYD Sealion 7 étonne par son intérieur soigné
Les voitures chinoises de piètre qualité est un autre poncif qui a la vie dure. BYD balaie d’un revers de la main cet a priori avec un Sealion 7 qui a reçu les meilleures attentions sur le sujet. La qualité de finition est en effet de haut niveau, avec un très beau cuir matelassé recouvrant les sièges et s’étendant même sur les contreportes, la planche de bord et le cache airbag ! D’autre part, on appréciera de l’aluminium ici et là renforçant le statut chic du véhicule.
Petit détail louable sur la console centrale flottante : la commande de “boîte” se présente sous la forme d’une gâchette singeant habilement le cristal, comme sur une BMW ou une Volvo haut de gamme. Dans l’ensemble, le dessin est plaisant et rappelle celui de l’extérieur, fluide et assez épuré. Seuls quelques plastiques rigides demeurent en partie inférieure mais c’est bien le propre de la catégorie, y compris de l’autre côté du Rhin !
Le BYD Sealion 7 embarque en série un équipement riche
Bon, rien de bien étonnant à ce chapitre, les marques chinoises ayant toujours été très généreuses sur ce point. De fait, le BYD Sealion 7 embarque la totale dès le niveau de base Confort à 46 990 € avec notamment les jantes de 19 pouces, les sièges électriques, chauffants et ventilés en similicuir, les sièges arrière chauffants, une instrumentation numérique de 10,25 pouces, un écran tactile rotatif de 15,6 pouces, la sonorisation Dynaudio à 12 haut-parleurs, les caméras 360° ou encore la conduite semi-autonome.
La finition intermédiaire Design à 51 490 € ajoute les jantes de 20 pouces ainsi qu’un second électromoteur sur le train arrière, faisant de cette version une quatre roues motrices. Enfin, le haut de gamme Excellence à 56 490 € gagne des sièges en cuir Nappa, un affichage tête-haute et une batterie de plus grande capacité pour une meilleure autonomie.
Le BYD Sealion 7 demeure moyen sur la partie électrique
Soyons honnêtes, le BYD Sealion 7 n’est clairement pas le meilleur techniquement parlant, mais il parvient à garder la face dans le segment. Il n’est par exemple pas bâti sur une plateforme 800V comme nombre de concurrents. Pourtant, cela ne lui empêche pas d’afficher une puissance de charge en courant continu convaincante puisque son chargeur intégré peut encaisser jusqu’à 230 kW pour la batterie de 91,3 kWh. L’accumulateur de 82,5 kWh est en revanche bridé à 150 kW. Là, c’est effectivement moyen.
Côté autonomie justement, on s’attend à ce que ces deux grandes batteries offrent un rayon d’action de premier ordre. Mais ce n’est pas réellement le cas puisque la version Confort avec ses 82,5 kWh plafonne à 482 km alors que le modèle Design chute carrément à 456 km en raison de ses deux machines électriques. Malgré un accumulateur de 91,3 kWh, le haut de gamme Excellence dépasse à peine les 500 km d’autonomie. La faute à des consommation élevées en conditions réelles, que ce soit en Confort (313 ch) ou en Design et Excellence (530 ch).
Le BYD Sealion 7 aura affaire à une concurrence acharnée
Acharnée est bien le mot. Quoiqu’il paraît toujours trop faible pour décrire l’ensemble des prétendants de la catégorie. Imposant avec ses 4,82 m, le BYD Sealion 7 boxe dans le segment des grands SUV électriques premium bien achalandé. Il croisera ainsi sur son chemin l’Audi Q6 e-tron et le Mercedes EQE SUV. Les allemands profitent bien entendu d’une réputation autrement plus forte par rapport au chinois, mais ils sont aussi nettement plus chers ! Comptez 72 170 € pour l’Audi et… 85 300 € au minimum pour le Mercedes. Le décor est posé.
L’incontournable Tesla Model Y et le Xpeng G6 pourront en revanche causer beaucoup de tort au BYD puisque leurs prix sont autrement plus contenus avec des prestations loin d’être au rabais. Le Tesla débute à 44 990 € tandis que le Xpeng ouvre sa gamme à 42 990 €. Les tarifs sont donc compétitifs, d’autant plus que les deux compères offrent davantage d’autonomie (respectivement 602 et 570 km maximum) tout en chargeant plus vite (respectivement 250 et 280 kW) en courant continu que le BYD. Bref, ce sont de meilleurs voyageurs. Faut-il pour autant enterrer le Sealion 7 ? Vérification avec notre essai, prochainement publié !
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