Microsoft vient de prendre un engagement formel ce mardi. La firme de Redmond promet en effet de porter la franchise Call of Duty sur Nintendo Switch pendant dix ans. Une condition logique encadre cet engagement : que le rachat d’Activision Blizzard pour 68,7 milliards de dollars soit validé par les autorités de la concurrence américaines et européennes.
Call of Duty devient un enjeu majeur de la guerre des consoles
Dans une interview, Phil Spencer, le patron des jeux vidéo chez Microsoft, a assorti cette annonce d’une autre promesse : « Microsoft s’engage à offrir plus de jeux à plus de gens, quelle que soit la manière dont ils choisissent de jouer ».
Cette déclaration fait suite à une autre décision. Xbox veut en effet continuer de sortir Call of Duty chez son principal rival Sony. Et pour cause, comme l’a expliqué Brad Smith, le président de Microsoft, dans une tribune parue cette semaine : « Le principal risque anticoncurrentiel potentiel supposé que Sony soulève est que Microsoft cesse de rendre Call of Duty disponible sur la PlayStation. Mais cela serait économiquement irrationnel ».
Le dirigeant ajoute : « Une partie essentielle des revenus de Call of Duty d’Activision Blizzard provient des ventes de jeux PlayStation. Étant donné la popularité du cross-play, cela serait également désastreux pour la franchise et pour la Xbox elle-même, en lésant des millions de joueurs. »
Alors que le rachat d’Activision Blizzard traîne depuis des mois, Microsoft veut donc montrer patte blanche. Il faut dire que des organisations telles que la Federal Trade Commission (FTC) semblent particulièrement sceptiques sur cette transaction. Comme nous l’évoquions il y a quelques semaines, le régulateur américain des entreprises, se préparerait à contester l’accord en justice, dans le cadre d’une action antitrust.
La Commission européenne n’a pas attendu, et a annoncé le 8 novembre dernier l’ouverture d’une enquête approfondie sur ce projet de rachat. La crainte est en effet de voir la concurrence « sensiblement réduite » sur le marché des jeux vidéo, et notamment sur le cloud gaming.
Microsoft vs Sony : la guerre est déclarée
C’est dans ce contexte de défiance assez important qu’il faut comprendre les récentes annonces de la firme de Redmond. Ce rachat a aussi ravivé l’affrontement entre Microsoft et Sony par presse interposé. Côté Microsoft en revanche, on multiplie les déclarations rassurantes. Récemment, un porte-parole a même promis que le rachat : « bénéficiera aux gamers et à l’industrie américaine des jeux vidéo ».
Il ajoutait également « qu’Activision doit affronter une concurrence de studios étrangers de plus en plus dure ». Une version qui ne convainc pas Sony qui fait régulièrement valoir sa position auprès des autorités antitrust.
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