Cambridge Analytica : Facebook pourrait payer une amende de 565 000 euros

Suite au scandale Cambridge Analytica, le régulateur britannique espère bien infliger une amende de plus d’un demi-million d’euros à Facebook.

amende Mark Zuckerberg

© AFP

Lorsque Facebook a été mis en cause dans l’affaire Cambridge Analytica, plusieurs entités gouvernementales ont ouvert une enquête afin de déterminer la responsabilité du réseau social. De fait, l’Information Commissionner Office, régulateur anglais et équivalent de la CNIL, a été le premier à demander une sanction.

Dans un rapport publié le 11 juillet, l’ICO indique que, selon lui, « L’une des principales conclusions de l’enquête est qu’il y a eu [de Facebook] des manquements significatifs à ses obligations de transparence et de traitement équitable des données ». L’entité a ainsi précisé dans un communiqué son « intention d’infliger une amende » à la plateforme de Mark Zuckerberg, en raison du fait que celle-ci a « enfreint la loi en omettant de protéger les données personnelles ». Outre le rôle joué par Facebook dans le scandale Cambridge Analytica, le régulateur britannique s’est aussi penché sur l’implication du réseau social dans les élections telles que le Brexit.

Une amende finalement pas si énorme

Néanmoins, le régulateur britannique doit se satisfaire de ce montant puisque 500 000 livres, soit environ 565 000 euros, représentent la somme maximale que l’on peut infliger à une entreprise exerçant dans le domaine du web. Bien que le chiffre semble très important, il ne représente pourtant que très peu d’argent par rapport à ce que gagne la compagnie. Comme le précise The Guardian, Facebook aurait gagné environ 500 000 livres « toutes les cinq minutes et demie » lors du premier trimestre de l’année 2018.

De plus, le PDG de Facebook a récemment passé un cap symbolique en devenant le troisième homme le plus riche du monde, dépassant ainsi le milliardaire Warren Buffet. Un signe qui laisse entrevoir la bonne santé financière de sa plateforme, dont l’action a atteint un niveau record la semaine dernière.

Néanmoins, l’Information Commissionner Office a indiqué que ses recherches n’allaient pas s’arrêter là puisqu’il ouvrait une seconde enquête portant sur le service « catégories partenaires » de Facebook. Jusqu’au mois de mai 2018, les annonceurs pouvaient cibler les utilisateurs en se basant sur les données fournies par des sociétés ayant conclu un accord avec la plateforme.


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