Carbyn, un système d’exploitation HTML5 complet dans le navigateur

Quand le web et le navigateur internet font cause commune pour se transformer en système d’exploitation. Longtemps anticipé par les observateurs, le PC sans logiciel, ou plutôt avec un seul logiciel, le navigateur web, commence à prendre forme.

Quand le web et le navigateur internet font cause commune pour se transformer en système d’exploitation. Longtemps anticipé par les observateurs, le PC sans logiciel, ou plutôt avec un seul logiciel, le navigateur web, commence à prendre forme.

Après WebOS, après Jolicloud, après Google Chrome et son Chromebook (encore quelque peu limité) voici une nouvelle approche et un nouveau projet : Carbyn. Développé par une startup canadienne et présenté avec un certain succès cette nuit au TechCrunch Disrupt[1], Carbyn est un « système d’exploitation » entièrement conçu en HTML5 et donc destiné à fonctionner dans le navigateur web.

Supporté par tous les navigateurs modernes, à savoir les dernières versions de ceux que vous utilisez déjà probablement, Carbyn transforme ceux-ci en bureau virtuel. Pour utiliser Carbyn, il n’y a rien à installer : il suffit de lancer le navigateur, de se connecter à son compte Carbyn, et on accède à son bureau, constitué d’icônes pointant vers ses webapps favorites. Je n’ai pas encore pu tester car le service est pour le moment en beta privée (suivez mon lien pour des invitations : http://carbyn.com/?ref=8nuxitb3) mais d’après la démo, Carbyn utilise une fonctionnalité (un « wrapper » ou encapsuleur) qui transforme n’importe-quel site en application compatible avec son OS.

Quel avantage par rapport à une page de favoris comme celles que l’on connait déjà sur Google Chrome ou d’autres navigateurs (Speed Dial d’Opera) ? Selon ses créateurs, il s’agit d’un vrai système d’exploitation, qui permet par exemple aux applications présentes de communiquer entre elles. On peut imaginer la situation où quand on reçoit un appel sur Skype la musique diffusée par une radio en streaming s’arrête.

Carbyn fonctionnant sur toutes les dernières versions de navigateurs, il sera donc théoriquement également disponible sur les smartphones les plus récents, et bien sûr les tablettes. Une solution intéressante à suivre pour qui souhaite retrouver facilement le même environnement sur tous ses terminaux sans rien avoir à installer. Je suis impatient de tester, de juger de la pertinence et de la réelle utilité de cette application, et de pouvoir vous en dire un peu plus.

[1] TechCrunch Disrupt est une conférence organisée par le site TechCrunch à San Francisco dédiée aux startups du monde entier, qui viennent présenter leur projet.

(source)


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15 commentaires

  1. Pingback: Carbyn, un système d'exploitation HTML5 complet dans le navigateur | Actualités Web et Réseaux Sociaux | Scoop.it

  2. Alors là, je salue les créateurs. Non pas pour la prouesse technique, mais pour oser présenter une interface web (qui fait que du web) comme un système d’exploitation. Dans ce cas, n’importe quel développeur Web (même amateur) est capable de créer son propre système d’exploitation ? Qu’en est-il de l’exploitation matérielle sur Carbyn ? Un système d’exploitation dépendant d’un système d’exploitation, pire d’un navigateur ? C’est un service Web, ni plus ni moins.

  3. Le concept existe depuis longtemps : EyeOS existe depuis 2005 par exemple, et il y a eu d’autres projets semblables. Le succès n’a pas été au rendez-vous !

    Aujourd’hui, on ne peut toujours pas être connecté à internet en permanence, alors qu’on a tous des netbooks et des tablettes qu’on peut facilement emporter partout et synchroniser dans le nuage… Alors je me demande ce qu’un OS en ligne pourrait m’apporter à part des tracas ?

  4. Carbyn est peut-être le premier OS HTML mais c’est loin d’être le premier OS déporté en HTML/js/css.
    Le premier doit remonter à 2004/2005.
    Il y a eu une dizaine en tout et pour tout dont le célèbre eyeOS.
    À tester et à comparer donc.
    Db

  5. Hum, j’ajouterais que grâce à HTML5 il y a le cache applicatif (ce dont usent Jolicloud et les autres os dans les nuages) qui permet de travailler hors ligne et de resynchroniser le tout au retour du réseau.
    Mais, franchement, le w3c aurait pu voir plus grand : avec 5Mo on ne va pas très loin.
    Si cet OS s’approche d’un Jolicloud mais est installable chez soi alors oui ça peut être pertinent sinon c’est juste un machin déporté de plus.
    Db

  6. Utilisant JoliOS sur mon netbook, j’apporte une petite précision. En effet, ce système d’exploitation en effet est beaucoup basé sur des WebsApps. Cependant, il est possible d’installer des logiciels en local comme PIcasa, Gimp etc et on peut donc les utiliser sans de liaison ‘ »in the cloud ».

  7. Je ne suis pas certain que ce soit utile de retrouver « environnement sur tous ses terminaux ». Personnellement, je n’utilise pas les mêmes applis, mon smartphone, et ma tablette si j’en avais une, tout simplement parce que chaque matériel convient à un usage particulier (sinon, autant n’en avoir qu’1 seul).
    Pour ce qui est de retrouver mes _données_, c’est par contre utile et ca existe déjà de façon très satisfaisante feu XMarks (remplacé par Sync), Evernote, et le stockage en ligne.

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