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Ce point crucial que les marques et influenceurs négligent trop souvent sur les plateformes sociales

Les commentaires et conversations constituent souvent l’essentiel du contenu d’un média. Pourtant, marques, journalistes et influenceurs continuent à les ignorer.

 

Les commentaires, ça compte pour du beurre ?

Posted by Presse-citron on Wednesday, February 26, 2020

Au début des blogs, la formule lancée par Loic Le Meur était devenue une sorte de leitmotiv : « Les médias traditionnels diffusent des messages, les blogs démarrent des conversations ». Oui c’est très vieux et certains d’entre vous n’ont peut-être même pas connu cette époque héroïque ou tout semblait encore possible pour les créateurs de contenus sur internet ayant quelques facilités dans l’écriture et la narration.

Depuis, les réseaux sociaux, les influenceurs, youtubeurs et streamers ont raflé la mise, et les marques ont pris directement la parole sur internet, devenant selon l’expression consacrée des marques-médias.

Mais une grande partie d’entre eux semblent avoir oublié l’un des éléments fondamentaux de l’équation et de l’engagement : les conversations.

J’ai toujours dit que sur Presse-citron, les commentaires représentaient 90% du contenu, et qu’ils en renforçaient la pertinence en agissant comme vigies de nos propres publications, nous rappelant à l’ordre sans concessions, notamment quand nous nous trompons ou quand nous oublions un élément important dans un article. J’avais même à une époque – bien avant les Likes de Facebook et compagnie – suggéré le développement d’un petit plugin qui permettait aux commentateurs de “noter” les articles en fonction de l’humeur qu’ils suscitaient, ce qui permettait d’afficher un graphe qualifiant le “mood” général d’un article par la communauté des citronnautes.

Bref, c’est dire si je suis au taquet sur les discussions.

Or je constate que c’est une partie de l’implication des marques et influenceurs qui est trop souvent négligée. Chez les journalistes, l’affaire est pliée depuis longtemps : un journaliste de média historique tel que Le Point, Le Figaro ou Libération ne répond JAMAIS aux commentaires que ses articles suscitent, car il considère que ce n’est ni son rôle ni son métier d’assurer cette tâche subalterne vécue comme un vulgaire SAV.

Chez un blogueur ou un influenceur, c’est plus regrettable, car cela crée de la frustration et peut même renvoyer une image d’arrogance. Combien de fois ai-je côtoyé (encore récemment) des personnes ayant une forte communauté sur leur blog, YouTube ou un réseau social, me disant très clairement : “les commentaires ? Balek !”

Dans cette vidéo je vous explique pourquoi à mon humble avis c’est une grosse erreur.

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3 commentaires
3 commentaires
  1. Je commente pas souvent mais la c’est l’occasion.. Jusqu’à présent je ne prennais pas trop le temps de répondre et commenter mais depuis peu je pense qu’il faut pouvoir le faire de manière ciblee.. Pas commenter tout et n’importe quoi évidemment.. Il faut avoir une stratégie. Si par exemple on cherche des clients il faut pouvoir aussi le faire sur des groupes par exemple à moins que ces derniers ne viennent à nous. Et alors dans ce cas l’objectif de commenter le sera plus pour agrandir notre communauté..je partage ce post.

  2. Totalement d’accord. On a trop souvent le sentiment que la conversation ne va que dans un sens.

    J’ai un blog (de pâtisserie) et répondre aux commentaires permet de fideliser les lecteurs. C’est aussi indispensable puisque les recettes suscitent beaucoup de questions dans mon cas.

Les commentaires sont fermés.