Ils étaient 200 chauffeurs à Nice et tout autant à Lyon, mardi 25 mai et jeudi 27 mai pour accompagner les débuts de Marcel, un nouveau service de VTC. Si le nom de cette alternative à Uber ne vous dit rien, c’est parce que celle-ci n’était disponible qu’à Paris jusqu’à maintenant. Née en 2014, elle s’est déployée cette semaine dans deux nouvelles villes de taille.
Sur le papier, Marcel affiche fièrement son côté « made in France », jusqu’à indiquer dans son communiqué de presse « payer ses impôts » au sein de l’hexagone en clin d’œil à son concurrent américain… mais qu’offre-t-elle de plus à ses clients ? Revue en détail des arguments de Marcel, l’application qui s’adresse aux particuliers comme aux professionnels.
Mettre l’accent sur la RSE
Marcel a bien compris que le secteur de la mobilité et les enjeux sociaux des entreprises sur le modèle d’Uber n’allaient pas rendre la tâche facile pour pouvoir se lancer. Elle annonce ainsi qu’un chauffeur sur trois de son service utilise actuellement une voiture hybride ou 100 % électrique. Une part qui continuera certainement d’augmenter si Marcel poursuit dans cette optique.
Ensuite, la société se dit à l’écoute de ses chauffeurs à l’occasion de « groupes de travail réguliers avec la profession ». Elle dit proposer « des prix justes pour leur permettre de vivre décemment de leur travail ». Les chauffeurs restent pour autant des partenaires, autrement dit, ils sont indépendants et ne travaillent pas pour la société en tant que salariés.
Au niveau de la rémunération, « Marcel prélève une commission de 16 % HT sur les courses de ses chauffeurs, quand son concurrent Uber en prélève 25 % », confirmait Helmi Mamlouk, secrétaire général FO CAPA VTC, interrogée par Le Progrès.
Des trajets Lyon-Vienne
Parmi les autres arguments présentés, il est annoncé la possibilité pour les clients de saisir des destinations en dehors de la ville. Pour Lyon par exemple, il sera possible de commander des courses pour se rendre à Vienne (à 30 kilomètres au sud), ou encore Villefranche-sur-Saône, Bourgoin-Jallieu ou l’aéroport Saint-Exupéry.
Comme à Paris, la concurrence lyonnaise est féroce chez les VTC. En plus des taxis et des transports en commun de la métropole, il est possible de passer par des applications comme Heetch, Bolt, Freenow et Uber, rappelait Lyon Métropole.
Pour solidifier son modèle, une offre baptisée « Marcel Pro » est également disponible. Comme son nom l’indique, elle s’adresse aux professionnels et s’apparente à un service de chauffeurs de luxe. L’idée : proposer aux entreprises qui ont besoin de financer un déplacement à leur collaborateur un service particulier, aux courses planifiés, et qui pourrait s’avérer être une alternative à l’achat d’une voiture de fonction pour les salariés qui n’auraient pas besoin que de se déplacer plus loin qu’en périphérie de la ville.
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