- Le plan de licenciements qui se poursuit chez Meta crée un sentiment de peur chez les salariés
- Certains d’entre eux reprochent aux hauts cadres dirigeants de ne pas donner l’exemple
- La baisse des coûts se fait aussi ressentir
2023 est censée être « l’année de l’efficacité » chez Meta, selon le souhait de Mark Zuckerberg. Mais à en croire les témoignages recueillis en interne par le New York Times, c’est pour l’heure l’année de la peur et de la désillusion. Alors que le géant de la Tech a annoncé un vaste plan de licenciements de 21 000 personnes et l’annulation de 5000 embauches, l’ambiance est clairement délétère au sein de la société.
Erin Summer, qui a été licenciée en fin d’année dernière, décrit ainsi la situation de la compagnie : « De nombreux employés ont l’impression d’être dans l’incertitude en ce moment. Ils disent que c’est comme si Hunger Games rencontrait Sa Majesté des mouches, où tout le monde essaie de prouver sa valeur à la direction. »
De fait, Meta n’en a pas encore fini avec les licenciements. Ces limogeages devraient même concerner des ingénieurs prochainement, une chose qui était considérée comme impossible jusque là.
Une atmosphère de “coupe-gorge”
Dans l’attente de ce couperet, chacun s’efforce de démontrer qu’il travaille dur et qu’il est indispensable au groupe. On assiste aussi à une diminution de la collaboration entre collègues et on est parfois dans du chacun pour soi, ce qui n’est jamais bon pour une entreprise. Une source du journal américain qualifie l’atmosphère dans les locaux de « coupe-gorge ».
Dans le même temps, et alors que la direction insiste pour que les salariés reviennent davantage travailler aux bureaux, certains hauts cadres dirigeants travaillent à distance depuis les quatre coins du monde : New York, Londres, Tel-Aviv. Leur absence s’est faite ressentir d’après nos confrères. De son côté, un porte-parole de Meta explique que ces dirigeants sont souvent dans les locaux.
Alors que Meta était une des entreprises les plus prisées des salariés de la Silicon Valley, les choses semblent avoir changé depuis l’an dernier, suite à une politique de réduction des coûts. Il en va ainsi de la fin du service de blanchisserie gratuit, tandis que certains salariés se plaignent d’une réduction des choix à la cafétéria.
De son côté, la direction du groupe n’a répondu qu’à la marge à cette enquête, expliquant ne pas souhaiter commenter des affaires internes. Quoi qu’il en soit, ces craintes ressenties par les employés ne sont pas vraiment surprenantes. Une atmosphère angoissante a d’ailleurs déjà été décrite il y a quelques mois chez Google. Vous pouvez toujours relire notre article à ce sujet ici.
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C’est le principe des grandes entreprises de la tech US – quand ça va bien tout le monde est dans l’opulence et ça se passe bien mais quand ça devient difficile c’est la guerre. Il faut le savoir et il faut être capable d’encaisser ce genre d’ambiance… Même si on est mieux payé qu’ailleurs en général, ce n’est pas forcément pour tout le monde d’un point de vue humain.