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En difficulté financière, Meta présente son premier plan de licenciement

Alors que le développement du Metavers coûte toujours plus cher l’entreprise est obligée de réduire ses coûts pour rester rentable.

Les derniers résultats financiers du groupe Meta étaient très mauvais, et l’entreprise est aujourd’hui face au mur. Dès la semaine prochaine, ce sont des milliers d’employés qui pourraient être mis à la porte selon les informations du Wall Street Journal.

Toutes ces personnes travaillent au sein de Facebook, premier réseau social construit par Mark Zuckerberg en février 2004. Aujourd’hui le groupe Meta, dans son ensemble, compte plus de 87 000 personnes à travers le monde. Cette vague de licenciement historique pour le groupe pourrait même être la plus importante de l’année, devant celle réalisée par Twitter il y a quelques jours.

Lors de la présentation des mauvais résultats financiers, Mark Zuckerberg avait déjà annoncé ce changement de taille. « En 2023, nous allons concentrer nos investissements sur un petit nombre de domaines de croissance hautement prioritaires. Cela signifie donc que certaines équipes se développeront de manière significative, mais que la plupart des autres équipes resteront à plat ou rétréciront au cours de la prochaine année. »

Le Metavers plombe les finances du groupe

Il faut maintenant réussir à savoir ce que Zuckerberg et Meta considèrent comme des « domaines prioritaires ». Selon les bruits de couloirs, le projet métavers, au cœur du développement du groupe depuis des mois, serait toujours le centre de préoccupation numéro 1 de Mark Zuckerberg.

Le fondateur de Facebook nourrit pour le moment un gouffre financier avec ce projet, qui lui a déjà coûté la petite somme de 36 milliards de dollars, pour un résultat contestable. En plus de ce projet très coûteux, Meta souffre d’une concurrence nouvelle. Avec l’arrivée de TikTok il y a deux ans maintenant, le groupe a vu ses parts de marché s’effondrer. Aujourd’hui les annonceurs, principaux gages de revenus, ne sont plus autant présents sur les réseaux sociaux de Meta.

Une absence qui remet en question l’ensemble du modèle économique du groupe. Meta souffre également depuis l’arrivée de l’App Tracking Transparency, une nouvelle norme imposée par Apple au sein de toutes les applications présentes sur un iPhone ou un iPad. Avec cette dernière, Facebook, Instagram ou WhatsApp doivent maintenant demander l’autorisation à l’utilisateur afin de collecter ses données. Apple exige également qu’un bouton « refus » soit présent, sans entraver l’expérience de l’utilisateur.

Un licenciement obligatoire pour Meta ?

Une nouvelle mesure qui, ici encore, met à mal le fragile modèle économique du groupe Meta. Avec une baisse significative de ses bénéfices lors du dernier trimestre, les investisseurs ont sommé le comité de direction de réduire les coûts. Meta compte donc le faire avec un premier plan de licenciement massif de son histoire.

Afin de justifier quelque peu ce dernier, il est tout de même bon de rappeler que Meta avait embauché à tour de bras lors des dernières années. Durant la pandémie ce sont plus de 20 000 personnes qui ont rejoint le groupe Facebook. Au cours des premiers mois de l’année 2022, Meta avait encore embauché 15 000 personnes supplémentaires.

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Par : Facebook, Inc.
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