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C’est un mythe : l’Everest n’est pas la plus haute montagne du monde, une autre le dépasse de 2 000 mètres !

Si l’Everest conserve son record d’altitude par rapport au niveau de la mer, d’autres sommets le dépassent selon des critères scientifiques différents.

La définition même de « plus haute montagne du monde » a été établi à partir du niveau de la mer, mais il est possible de concevoir le Mont Everest autrement. Avec ses 8 849 mètres d’altitude conventionnelle, il reste bel et bien la plus géante des montagnes de notre planète. Toutefois, si l’on considère la hauteur totale d’une montagne, du pied jusqu’au sommet, et non seulement la partie émergée, le classement peut être complètement différent.

La relativité des mesures

La méthode traditionnelle de mesure ne représente qu’une approche parmi d’autres. Le Mauna Kea, un volcan endormi situé sur l’île d’Hawaï, est l’exemple même de cette relativité : si son altitude aérienne atteint tout de même 4 207 mètres, sa hauteur totale depuis sa base océanique s’élève à l’impressionnant chiffre de 10 211 mètres, surpassant ainsi l’Everest de plus de 1 300 mètres.

Autre challenger : le Chimborazo, un stratovolcan (volcan conique formé par l’accumulation de couches successives de lave et de matériaux volcaniques) majestueux des Andes équatoriennes. Culminant à 6 263 mètres au-dessus du niveau de la mer, ce qui le place seulement au trente-neuvième rang des sommets andins, il devient le point le plus éloigné du centre de la Terre lorsqu’on adopte une perspective géocentrique.

Dans ce contexte, cela signifie que l’on considère la Terre comme le centre de référence pour effectuer des mesures et des calculs. Son sommet dépasse alors celui de l’Everest de 2 073 mètres, le propulsant au rang de véritable « toit du monde ».

Une leçon de géophysique

L’explication de ce paradoxe apparent réside dans la forme même de notre planète. La Terre, loin d’être une sphère parfaite, présente un renflement équatorial dû à sa rotation. Ce phénomène résulte de la force centrifuge générée par la rotation terrestre. Le Chimborazo, situé à seulement 1,5 degré au sud de l’équateur, bénéficie ainsi pleinement de cette protubérance planétaire.

Comme l’explique Derek van Westrum, physicien au National Geodetic Survey de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration, une agence américaine, qui surveille entre autres, les ouragans) : « Si vous imaginez la Terre comme ce point bleu dans l’espace, c’est le seul endroit où vous pouvez vous tenir et être aussi loin que possible du centre de ce point ».

La force centrifuge, plus intense à l’équateur qu’aux pôles, déforme littéralement la croûte terrestre. Si cette dernière tend à comprimer la roche dans les régions éloignées de l’équateur, elle produit l’effet inverse près de la ligne équatoriale.

Cette particularité géophysique transforme ainsi le Chimborazo en véritable balcon sur l’univers, offrant le point d’observation terrestre le plus proche des étoiles. L’Équateur, désormais conscient de cette singularité scientifique, développe progressivement une offre touristique autour de ce sommet exceptionnel. En effet, son ascension est plus aisée ; même si elle reste très difficile ; que de grimper l’Everest : un argument de taille.

  •  Si l’Everest est le plus haut sommet à partir du niveau de la mer (8 849 m), le Mauna Kea est plus grand en hauteur totale (10 211 m), depuis sa base sous-marine.
  • Grâce à sa position proche de l’équateur, le Chimborazo est le point terrestre le plus éloigné du centre de la Terre, surpassant l’Everest de 2 073 m.
  • a rotation terrestre et la force centrifuge déforment la croûte terrestre, faisant du Chimborazo un sommet unique et un atout touristique important pour l’Équateur.

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