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Cette IA peut prévenir les suicides à partir de messages postés sur les réseaux sociaux

L’intelligence artificielle créée par l’Université libre d’Amsterdam scrute le réseau social chinois Weibo à la recherche de potentiels suicides, non sans un réel succès.

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© Pixabay

700 vies sauvées. C’est le bilan de l’IA mise en place par l’équipe de chercheurs de l’Université libre d’Amsterdam au cours des 18 derniers mois. Ce dispositif scrute le réseau social chinois Weibo à la recherche de messages de détresse tendant à indiquer que l’utilisateur pourrait être tenté de mettre fin à ses jours.

Concrètement, ce système analyse le contenu et lui donne une note allant de 1 à 10. 1 signifie qu’il n’y a pratiquement aucun risque et 10 signifie que le suicide est peut-être déjà en train d’être commis. 600 volontaires collaborent sur ce projet à travers la Chine. Lorsqu’un message d’alerte est détecté et que son score est supérieur à 6, ils tentent de contacter la famille de la personne en danger ou les secours.

Google et Facebook utilisent déjà une IA anti-suicide

À l’origine de cette initiative se trouve le chercheur en intelligence artificielle Huang Zhisheng. Interrogé par le BBC, il précise : « Si vous hésitez une seconde, beaucoup de vies seront perdues. Chaque semaine, nous pouvons sauver environ 10 personnes ». Le professeur regrette pourtant de ne pas pouvoir aller plus loin : «  Weibo limitant l’utilisation des robots d’exploration sur le Web, nous ne pouvons collecter que 3 000 entrées par jour. Nous ne pouvons donc sauver qu’une ou deux vies par jour en moyenne et nous choisissons de nous concentrer sur les cas les plus urgents. »

Une autre limite du système est qu’il n’agit que dans l’urgence et ne peut pas répondre sur le long terme. Une personne qui a tenté de se suicider nécessite en effet un accompagnement sur la durée qu’une IA ne peut pas offrir.

Certains réseaux sociaux tentent eux aussi de prévenir les suicides en se servant d’une IA. C’est notamment le cas de Google ou Facebook. Mark Zuckerberg a présenté son système de détection il y a deux ans et il est depuis en état de marche. S’il repère des termes appartenant au champ lexical du suicide, un pop-up s’ouvre et propose de l’aide à l’utilisateur. Sa portée est toutefois limitée, et notamment en Europe où la « general data protection regulation » interdit le profilage automatisé des utilisateurs.

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