Galilée est l’un des plus grands savants de l’histoire de l’humanité. Parmi ses nombreuses découvertes, il fut notamment le premier à observer Jupiter, en 1610, grâce à son invention, la lunette astronomique. Afin de lui rendre hommage, la NASA décide en 1989 que sa sonde JOP (Jupiter Orbiter with Probe) utilisera le nom du scientifique italien.
Galileo : une sonde pas comme les autres
C’était il y a 35 ans, jour pour jour, le 18 octobre 1989, la NASA lançait la sonde Galileo. Sa mission était d’explorer Jupiter et ses lunes. Ce programme, aussi ambitieux que complexe, a rapidement marqué les esprits. Après un périple de six ans, où la sonde passera par tous les états, elle finira par atteindre sa destination.
S’en est suivi l’une des missions les plus importantes de l’histoire de la NASA. Pendant 14 ans, la sonde a lutté contre la puissante gravité de Jupiter ainsi que les radiations présentes dans la région. La sonde a finalement été détruite en 2003, plongeant une dernière fois dans l’atmosphère de Jupiter.
Des découvertes historiques

Au cours de ces 14 années passées autour de Jupiter et de ses lunes, Galileo a mené plusieurs observations. Elle a notamment permis au monde scientifique de mieux comprendre le fonctionnement de Jupiter. Mais la découverte la plus importante de son voyage concerne une de ses lunes, Europe.
Lors d’un passage rapproché, Galileo a décelé la présence d’un vaste océan d’eau liquide sous la surface glacée. Cette découverte a fasciné le monde scientifique pendant des années. Pour les plus optimistes c’était la preuve qu’il manquait pour prouver que nous n’étions pas seuls dans l’Univers, les autres y voyaient seulement un signe très encourageant, sans pour autant être une démonstration claire.
Galileo a également découvert des traces d’acidité volcanique sur une autre lune de Jupiter, Io. Enfin, elle a fourni des informations sur les anneaux de Jupiter (comme sur Saturne bien qu’ils soient beaucoup moins visibles) et sur la « grande tache rouge » une tempête qui se déchaîne dans l’atmosphère de la géante gazeuse.
Europa Clipper : la petite sœur

Cette semaine, la NASA vient de lancer avec une fusée Falcon Heavy de SpaceX la sonde Europa Clipper. L’objectif de cette « petite sœur » de Galileo est simple : confirmer les découvertes faites il y a plus de 20 ans sur Europe. La sonde vient de commencer son voyage et devrait rejoindre Jupiter au début de la prochaine décennie.
La NASA espère qu’elle nous apportera de nouveaux éléments autour de l’océan d’eau liquide découvert sur Europe. 35 ans après Galileo, l’agence spatiale américaine repart à l’assaut de ces terres lointaines, dans le but de comprendre si la vie peut se former ailleurs que sur Terre.
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Fascinant. Les distances en jeu et le temps pour les parcourir sont telles qu’une mission peut occuper l’entièreté de la vie professionnelle des savants, des techniciens qui y collaborent, tout comme le temps de labeur d’édification des monumentaux le fut pour nos ancêtres (Cathédrale de Paris, combien de siècles au juste ?). Un jour viendra où la vitesses des sondes, de tout engin intergalactique sera telle que notre perception des distances en sera totalement modifiée, et peut-être alors évoquera-t-on nos missions actuelles et le temps qu’elles requièrent comme nous évoquons aujourd’hui celles de nos ancêtres : Terre-Jupiter équivaudra à un Terre-Lune actuel, Terre-Lune à un Paris-Marseille ?!. In fine notre perception de la distance est proportionnelle au temps qu’il nous faut pour la franchir, pas vrai ? Pour un escargot, imaginer le périple d’un 100 mètres plat (haie: infranchissable).
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