120 heures, c’est le temps qu’auraient passé les automobilistes parisiens dans les bouchons en 2023, d’après les données du Traffic Indew des GPS Tomtom. La capitale est un des villes les plus impactée dans l’Hexagone avec un taux de congestion de 46 %, mais le souci des embouteillages touche la plupart des grandes agglomérations.
Et justement, SequoIA Analytics, une startup de la technopole Sophia-Antipolis près de Nice, a développé un logiciel qui permet de prévenir la formation des bouchons afin de mieux fluidifier le trafic routier.
Concrètement, ce dispositif fonctionne grâce à la technologie DAS. Tout repose sur un boîtier qui est relié à des câbles optiques disséminés le long des routes, et qui informe en temps réel sur l’état du trafic. Comment ? Grâce aux vibrations des véhicules, précise France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Dès lors, et si un accident ou un ralentissement se produisent, la réactivité est de mise grâce à cet outil plus précis que les dispositifs de vidéosurveillance et les applications de circulation. Cité par nos confrères, Daniel Mata Flores, porteur de projet au sein de cette entreprise, précise : « Notre algorithme d’intelligence artificielle traite les données pour adapter les comportements et fluidifier le trafic ».
Un premier test a d’ores et déjà été réalisé sur la voie rapide de Nice avec des résultats satisfaisants. Le logiciel continue d’être développé avant une mise en service prévue pour la fin de l’année.
Quand l’IA permet de lutter contre la pollution
L’IA peut être une alliée précieuse pour mieux maîtriser les flux de circulation. Pour ne citer qu’un seul exemple, nous vous parlions en 2020 de la startup britannique Now Wireless qui a mis au point une IA couplée aux feux de circulation afin de retarder l’arrivée des véhicules dans les endroits les plus pollués.
Comme nous vous l’expliquions alors, l’outil collecte les données de pollution locale et les flux de circulation en utilisant des capteurs routiers. Il récupère également des informations concernant les prévisions météorologiques. L’algorithme entre alors en jeu et démarre son analyse. Il combine les données en temps réel ainsi que des relevés historiques afin de déterminer où la pollution de l’air va le plus augmenter dans l’heure qui vient.
Ainsi, le système décide ensuite de changer le rythme des feux tricolores. Pour les véhicules qui s’éloignent de zones en question, le feu restera au vert plus longtemps. À l’inverse, ceux qui se rapprochent des secteurs pollués devront patienter 20 secondes supplémentaires. Pour en savoir plus, c’est par ici.
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L’arme ultime contre les bouchons.
Les mecs à deux doigts d’inventer le vélo.
Ultime ? Ça veut dire qu’il n’y aura pas de nouvelle technologie après celle-là ? Les gars, les mots ont une signification, quand-même.