Voilà quelques années maintenant que les voitures électriques font partie de notre quotidien. Une tendance qui va s’accélérer dans les années à venir, sans oublier le fait que la vente de véhicules thermiques neufs sera proscrite en 2035. Aussi, on devrait progressivement croiser la route de nombreux véhicules électriques, également décrits comme “zéro émission“. Toutefois, il faut savoir que cette appellation est erronée, car si les véhicules électriques n’émettent pas de CO2, ils émettent en revanche des particules fines…
La première vraie voiture zéro émission ?
En effet, outre les particules fines émises par le système de transmission d’un véhicule (essence ou diesel), une grande partie de la poussière fine dans la circulation est causée par les freins, les pneus ou encore l’abrasion de la route. Pour l’heure toutefois, les systèmes se chargent de collecter, autant que possible, les particules émises au niveau de l’échappement seulement.
Du côté de l’agence aérospatiale allemande DLR, on a ainsi décidé de mettre au point une voiture 100% zéro émission. Comprenez par-là que ce véhicule électrique est totalement neutre en émissions, puisqu’il va se charger de récupérer ses propres polluants, sans diffuser le moindre élément nocif dans l’air. Son nom : Zedu-1 (pour Zero Emission Drive Unit).
A l’heure actuelle, il s’agit d’un prototype, lequel se base sur la berline PS160 de la marque MPM. Le bas de véhicule a été totalement repensé, pour intégrer un carénage inédit, qui vient recouvrir l’intégralité des roues. Un système déroutante pour l’oeil, mais qui permet de récupérer les particules émises par les pneus, avant de les renvoyer vers un système de filtrage dédié, situé à l’avant du véhicule.
De cette manière, DLR promet que seul de l’air parfaitement pur est rejeté par le véhicule, jusqu’à une vitesse de 50 km/h. Au-delà, l’efficacité baisserait sensiblement, pour osciller entre 70 et 80%. Du côté des freins, pas de disque ici, puisque le système est intégré dans le moteur électrique, et noyé dans un bain d’huile, laquelle est régulièrement filtrée. Reste à savoir maintenant si (et quand) cette technologie sera réellement adoptée par les constructeurs dans les années à venir.
Rappelons que du côté de chez Audi, on teste également une solution baptisée Urban Purifier, installée à l’avant de l’Audi e-tron. Un système de filtre à particules fines qui promet de recueillir la matière particulaire alentour, que le véhicule soit en mouvement ou en cours de charge.
L’élément filtrant est contrôlé via l’entrée d’air froid et sa fonction mécanique est comparable à celle d’un aspirateur, de cette manière, les particules fines restent coincées dans le filtre, tandis que l’air continue à circuler à travers. Un projet dont les prémices remontent à 2020, et qui s’étalera sur quatre ans.
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Il reste encore pas mal de temps avant que ça puisse être exploitable.
Tout simplement parce qu’en cas de pluie ça pose un “léger” problème ce carénage…
Bien vu !