L’inévitable ascension des températures planétaires ; quoique cet été soit particulièrement clément dans l’Hexagone ; nous contraint à repenser en profondeur nos infrastructures urbaines. Parmi l’ensemble de celles-ci, les infrastructures sportives et leur gestion est une question particulièrement épineuse, la chaleur excessive estivale menaçant d’infliger brûlures et épuisements aux athlètes.
C’est dans ce contexte pour le moins préoccupant qu’émerge une invention pour le moins originale : un gazon artificiel doté de propriétés auto-rafraîchissantes. Déjà adopté par certaines métropoles comme Amsterdam, Londres ou Kobe, le dispositif s’avère, à première vue, plutôt bien pensé.
Une pelouse artificielle un peu spéciale : la fraîcheur au cœur de l’été
S’inspirant des toits bleus, cette nouvelle génération de gazon synthétique repose sur un principe très simple. Il capte l’eau pluviale, qu’il emmagasine dans d’imposants réservoirs dissimulés sous sa surface. Lorsque les températures grimpent, cette eau s’évapore graduellement, provoquant un rafraîchissement naturel du gazon. Un processus finalement très similaire à celui de l’herbe naturelle.
Les réservoirs stockant l’eau de pluie disposent d’une capacité assez impressionnante : pas moins de 512 000 litres d’eau peuvent être stockés sous un terrain de football aux dimensions standard. Grâce à eux, ce gazon peut de maintenir des températures bien en deçà des seuils critiques. Les essais sur le terrain ont démontré que les surfaces équipées de ce système novateur n’ont jamais excédé les 37 ° C, soit un écart de 1,7 ° C par rapport à un terrain en herbe naturelle.
Une réponse efficace aux perturbations du climat ?
Le réchauffement climatique entraîne dans son sillage un ensemble de phénomènes très préoccupants, dont une recrudescence alarmante des vagues de chaleur et des incendies. Celles-ci mettent à rude épreuve aussi bien les pelouses naturelles que les surfaces synthétiques conventionnelles.
En effet, sous l’action de la chaleur, les terrains de sport en gazon synthétiques peuvent voir leur surface fondre littéralement. Composées de matériaux plastiques (bien souvent du polyéthylène ou du polypropylène), s’ils se retrouvent sous un soleil intense, sans ombrage ni refroidissement, ils peuvent atteindre des températures extrêmes, avoisinant les 70 ° C. Ces dernières sont largement suffisantes pour détériorer les fibres plastiques et les transformer en masse collante et brûlante.
Ce gazon est une innovation plutôt intéressante, même s’il reste difficile d’imaginer nos villes recouvertes de celui-ci. En revanche, pour des zones très restreintes, les résultats montrent qu’il fait très bien son travail.
- La hausse des températures nous incite à repenser certaines infrastructures urbaines, dont les espaces sportifs.
- Plusieurs villes ont adopté un nouveau type de gazon synthétique autorafraîchissant, inspiré des toits bleus.
- Ce gazon stocke l’eau de pluie pour rafraîchir la surface, évitant ainsi que les terrains ne fondent sous la chaleur.
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