- Certains constructeurs sont en plein développement de projets qui pourraient remplacer les pilotes.
- Le Syndicat national des pilotes de lignes lance le signal d’alarme.
- Airbus travaille sur son projet DragonFly, automatisant beaucoup de tâches auparavant dédiées aux pilotes.
Décoller dans un avion sans personnes derrière les commandes, est-ce que c’est quelque chose que vous seriez prêt à faire ? À notre époque où l’intelligence artificielle et l’automatisation des processus sont au cœur de toutes les discussions, cela pourrait bien devenir une réalité. En effet, le Syndicat national des pilotes de ligne vient de lancer un signal d’alerte concernant les plans de certains constructeurs.
Le projet Dragonfly
En tête de file se trouvent Airbus et son projet DragonFly, une technologie de vol autonome qui peut s’apparenter à l’intelligence artificielle. Évidemment, ce n’est pas un modèle de discussion poussé sans forcément être des plus intelligent. Le projet qu’on pourrait appeler libellule consiste à automatiser certaines étapes de vol, ou encore prendre carrément l’avion en main dans certains scénarios.
Un troisième pilote, ou un remplacement total ?

Le fameux projet d’Airbus est celui qui inquiète le plus les pilotes. Selon le syndicat, celui-ci serait capable de prendre en charge le décollage, l’atterrissage, mais aussi de prendre la main sur le vol dans le cas où les deux pilotes seraient indisponibles. Cela va encore plus loin, car le projet DragonFly a aussi pour vocation de choisir lui-même une nouvelle feuille de route tout en étant capable de voir son environnement. Reste tout de même une barrière à tout ceci, les régulateurs qui sont, pour l’instant, pas encore prêts pour ce genre d’initiative.
Airbus a tout de même insisté sur sa volonté de ne pas remplacer les pilotes, mais de les assister afin d’améliorer “la sécurité à bord”. Seulement, Airbus n’est pas le seul à travailler un projet d’automatisation dopé à l’IA.
Une volonté d’améliorer la sécurité, ou de maximiser les profits ?
Derrière une telle volonté d’automatisation par les avionneurs, est-ce qu’il faut véritablement y voir une manière de sécuriser les vols ? Quand on sait que certains d’entre eux ont déjà proposé des avions sans sièges afin de maximiser la capacité sur le plan des passagers, le doute est permis.
Il est probablement dans l’intérêt financier des compagnies aériennes de réduire son personnel, et donc de se réjouir devant la course à l’intelligence artificielle des avionneurs. Le papa de ChatGPT admet lui-même que l’IA peut mal tourner, mais il est probablement temps de se préparer à des avions avec moins de personnel aux commandes dans les prochaines années.
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Jamais de la vie 😂
Y’a-t-il un ChatGPT dans l’avion? Connaissant la rigueur des impératifs sécuritaires du transport aérien je n’ai aucune crainte sur le principe d’un pilotage assisté par IA voire même totalement géré par celle-ci. Mais cet état d’esprit trahit-il un sentiment autre ? Peut-être dès lors qu’imaginer voler dans un avion sans pilote(s) physique mais au surplus sans aucun personnel de cabine … m’émeut un tantinet, alors qu’un steward, qu’une hôtesse n’y savent pas davantage que moi en matière de pilotage, en principe ! Donc, peut-être une part d’appréhension irrationnelle cachée derrière un raisonnement confiant.