Si Telegram a eu plusieurs différends avec la Russie depuis sa création, l’application de messagerie serait actuellement visée par la Chine. En effet, cette dernière serait l’origine de plusieurs attaques DDoS dont l’objectif était de rendre le service inaccessible à de nombreux utilisateurs.
La Chine assure qu’elle n’est « pas au courant »
En effet, le patron de Telegram, Pavel Durov a indiqué que l’application était visée par une lourde attaque DDoS (une attaque par déni de service) dans la soirée de mercredi soir. Pour rappel, ce type d’attaque informatique vise à submerger un service de connexions afin que celui-ci ne puisse plus réagir et devienne inaccessible aux utilisateurs souhaitant l’utiliser.
Pour expliquer la nature de l’attaque, Telegram a indiqué : « Imaginez qu’une armée de lemmings saute la file d’attente devant vous chez McDonald’s –et que chacun commande un whopper [un burger de Burger King, concurrent direct de McDonald’s, NDLR] Le serveur est occupé à expliquer aux lemmings qu’ils sont au mauvais endroit, mais ils sont si nombreux que le serveur ne peut même pas vous voir pour prendre une commande ».
Durov a expliqué que la majorité des botnets ayant contribué à la cyberattaque possédaient des adresses IP provenant majoritairement de Chine. Sur Twitter, le fondateur de Telegram a également ajouté : « Adresses IP provenant principalement de Chine. Historiquement, toutes les DDoS de la taille d’un acteur étatique (200-400 Gb/s) que nous avons connus ont coïncidé dans le temps avec des manifestations à Hong Kong (coordonnées sur Telegram). Cette affaire n’a pas fait exception à la règle ».
https://twitter.com/durov/status/1138942773430804480
Et effectivement, plusieurs manifestants utilisent grandement Telegram en ce moment afin de mener des actions visant à dénoncer un nouveau projet de loi à Hong Kong. Celui-ci porte sur la possibilité de réaliser des extraditions du territoire vers la Chine. Plusieurs événements violents ont actuellement lieu sur place.
Pour sa part, la Chine a déclaré qu’elle n’était « pas au courant » de la DDoS menée contre l’application Telegram et qu’elle s’était « toujours opposée à toute forme de cyberattaque ».
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les attaques DDoS, je ne comprends pas pourquoi les développeurs/administrateurs de sites de cette importance n’aient pas encore trouvé la parade alors que ces attaques sont apparues dans les années 80