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Comment Doctolib va révolutionner la consultation médicale grâce à l’IA

Doctolib fait sa révolution. La licorne française annonce l’intégration de l’IA dans son système pour réinventer la consultation médicale.

Déjà bien implantée dans le quotidien des Français avec son service de prise de rendez-vous en ligne, Doctolib s’aventure maintenant sur le terrain de l’intelligence artificielle (IA) appliquée à la consultation médicale.

L’entreprise, qui a su conquérir 80% des Français et un quart des soignants, lancera en octobre un assistant numérique de consultation révolutionnaire. Ce nouvel outil, actuellement en phase de test auprès de 360 médecins, promet de transformer la relation patient-médecin en automatisant la prise de notes et la gestion du dossier médical.

« Devenir une référence de l’IA en Europe »

L’assistant de consultation n’est que la partie émergée de l’iceberg. Doctolib compte aller plus loin : elle ambitionne de “devenir une référence de l’IA en Europe”. Pour y parvenir, l’entreprise ne lésine pas sur les moyens : 100 millions d’euros seront investis cette année dans le développement de nouvelles solutions basées sur l’IA, et 100 nouveaux salariés viendront renforcer les équipes d’ingénieurs et de développeurs.

Cette stratégie d’innovation s’articule autour de plusieurs axes. Outre l’assistant de consultation, Doctolib travaille sur un répondeur intelligent, déjà opérationnel en Allemagne grâce à l’acquisition de la start-up Aaron.ai. Ce service, qui devrait être disponible en France d’ici 2025, permet aux patients de prendre rendez-vous par téléphone en conversant avec une IA, capable même de détecter l’urgence d’une situation à partir du ton de la voix.

Un “assistant à la prévention” est également dans les cartons pour 2025. Il vise à améliorer le suivi des vaccinations, des dépistages et des maladies chroniques. Doctolib développe par ailleurs un outil de codification des données médicales pour simplifier le travail des praticiens.

Qu’en pensent les soignants ?

L’IA pour remplacer les médecins ? « Jamais et je ne le souhaite pas, déclare au Figaro Stanislas Niox-Chateau, co-fondateur de la licorne. Même à terme, cela ne sera pas possible, car l’intelligence artificielle fonctionne sur la base de données passées, or de nouvelles pathologies apparaissent, le contexte change ».

Selon lui, l’IA est même plutôt là pour faciliter la vie des soignants. « Aujourd’hui, ils collectent tant bien que mal les données de leurs patients, puis tentent de les hiérarchiser, explique-t-il. Nous allons simplifier et automatiser ces tâches, afin qu’ils puissent disposer de la bonne donnée au bon moment ».

Qu’en pensent les soignants ? « Je pense que c’est le futur » nous confie Joachim Benquet, kiné du sport spécialiste du badminton. « Aujourd’hui, un entretien avec un patient prend beaucoup de temps, or ce qui est important pour nous est d’en gagner » explique-t-il. Il développe :

Des applications permettent déjà de gagner un peu de temps, en cochant des cases. Mais l’entretien approfondi, que l’on appelle anamnèse, requiert encore une prise de notes active pendant l’entretien avec le patient. L’IA va nous permettre de ne rien louper tout en ayant une écoute active du patient.

Présentée hier par Doctolib, la nouvelle fonctionnalité l’a conquis. « L’IA est capable de détecter les éléments les plus importants expliqués par le patient pendant l’entretien, on ne perd pas de temps à trier les données après l’entretien. Cela nous laisse plus de temps pour travailler de manière active avec nos patients ».

Doctolib, champion européen de l’IA ?

Cette stratégie d’innovation s’inscrit dans un contexte de forte concurrence, notamment face aux géants américains du numérique. Doctolib entend s’imposer comme un champion européen de la santé numérique, en misant sur la transparence et le respect des données personnelles. La licorne, qui a connu quelques déboires à ce sujet, sera surveillée de près.

Cette nouvelle orientation stratégique de Doctolib intervient après une période difficile liée à la crise du Covid-19. Si l’entreprise a su se positionner comme un acteur de santé publique durant cette période, mettant gratuitement à disposition son logiciel de téléconsultation et facilitant l’accès à la vaccination, cela s’est fait au détriment de sa croissance. Résultat, la licorne a perdu deux ans dans sa recherche de rentabilité.

L’entreprise, qui prévoit d’atteindre la rentabilité en 2025, voit dans l’IA un moyen de rattraper ce retard et d’ouvrir de nouvelles perspectives de croissance. Avec un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros et une présence internationale (Allemagne, Italie, Belgique, Pays-Bas), Doctolib dispose des ressources nécessaires pour mener à bien cette ambitieuse transformation.

  • Doctolib lance un assistant de consultation basé sur l’IA, capable d’automatiser la prise de notes et la gestion du dossier médical.
  • L’entreprise investit 100 millions d’euros dans le développement de nouvelles solutions IA pour la santé, avec l’ambition de devenir une référence européenne.
  • Ces innovations visent à améliorer la relation patient-médecin et l’efficacité des soins, tout en garantissant la sécurité et la confidentialité des données.

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Par : Gouvernement français
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