« Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître ». Aussi fou que cela puisse paraître pour les nouvelles générations, le monde fonctionnait aussi avant l’existence du smartphone. Et il y avait même des gens heureux, dingue non ?
Plus sérieusement, si le smartphone a complètement révolutionné notre façon de travailler, communiquer, s’informer etc. , les trentenaires et plus ont vécu sans ce condensé de technologie. Mais comment était la vie avant ? On vous propose un petit saut dans le temps. Juste comme ça, pour le plaisir.
Internet et communication

On ne reviendra pas ici sur l’époque des modems 56K avec lesquels afficher une page de texte impliquait d’attendre plusieurs minutes. On vous épargne le retour à l’Âge de pierre, celui des Walkman et des VHS.
Avant le smartphone, naviguer sur internet impliquait forcément d’utiliser un ordinateur, les tablettes n’étant pas encore nées (il faudra attendre l’iPad pour cela). Mais alors comment faisait-on ? Et bien on faisait sans.
Pour trouver un trajet, on se référait à la bonne vieille carte routière, aux plans du métro et autres joyeusetés. Pour faire une recherche, il fallait attendre de se retrouver devant un PC ou se rendre dans cet endroit étrange rempli de cubes remplis de feuilles que l’on appelle « livres » (cela fonctionne aussi pour « dictionnaire » et « encyclopédie ») : les bibliothèques.
De toute façon, avant le premier smartphone, les forfaits illimités n’existaient quasiment pas. Les méthodes de communication étaient donc bien différentes. Pas de Messenger, WhatsApp ou Signal : pour communiquer rapidement on utilisait le SMS et uniquement le SMS. Les services de messagerie existaient mais uniquement sur PC. Les plus anciens se souviendront d’AIM, Caramail ou encore MSN.
Et gare aux bavards : à l’époque les offres avec SMS illimités n’étaient pas légion. On y allait donc de nos abréviations en tout genre, donnant ainsi naissance aux « Cc », « stp » et autres « + » (pour dire « à plus »). Un seul mot d’ordre : l’économie. Car dépasser le nombre de SMS inclus coûtait vite une petite fortune.
Parler d’offre data était donc de l’ordre de l’irréel. Même les appels illimités n’étaient pas encore répandus. On payait donc une petite fortune pour un nombre d’heures par mois, avec un certains nombre de SMS et une enveloppe data inexistante. On communiquait donc pour ce qui était important.
Nos téléphones portables ne pouvaient rien faire d’autre que téléphoner et envoyer des messages (et jouer à Snake sur les modèles de Nokia). Pour jouer, on utilisait une console ou un PC (quand il pouvait les faire tourner). Et en déplacement, la Game Boy restait incontournable.
Quant aux emails, ils étaient quasiment utilisés exclusivement dans un cadre professionnel. « Quelle époque, mes aïeux quelle époque ».
Films, séries, musique

La plus grande transformation induite par l’arrivée du smartphone touche l’univers du divertissement. Le grand philosophe Jean-Claude Van Damme avait été moqué lors d’un talk show français (Tout le monde en parle) lorsqu’il annonçait l’arrivée de films sur les téléphones grâce à de gros « tuyaux de données ». Il avait pourtant vu juste en décrivant ce qu’allait devenir Netflix.
Mais avant Netflix, Spotify et les replay des chaînes TV, consommer du divertissement était bien plus compliqué. On passera sur le téléchargement illégal qui, comme son nom l’indique, est illégal.
Pour accéder à de la musique ou du cinéma, il fallait donc l’acheter à l’unité. Au choix, on pouvait soit acheter des contenus dématérialisés via l’iTunes Store ou d’autres plateformes, soit acheter des CD, vinyles, DVD ou Blu-ray. Rappelons qu’un Blu-ray ou un CD coûte en moyenne 20 à 25 euros, soit deux mois d’abonnement à Netflix Premium ou Spotify Premium.
Pour les films et séries, la solution de la location était plus économique. Pour 3 à 5 euros, on pouvait louer un film pour une durée de 48 heures. Netflix est trop cher vous dites ?
De Blackberry à l’iPhone

L’arrivée du smartphone tel que nous le conceptualisons aujourd’hui date du premier iPhone. Mais avant lui, le smartphone existait déjà. Et la marque phare avant Apple était incontestablement Blackberry.
L’autrefois canadien, propriété de RIM, avait fait son succès grâce à la sécurité des données transitant sur ses appareils (notamment les emails) ainsi que le confort de ses claviers physiques. Steve Jobs avait d’ailleurs moqué cette caractéristique lors de la présentation de l’iPhone, estimant que le clavier empêchait de profiter d’un écran de grande taille. L’avenir lui a donné raison.
En attendant, Blackberry réussissait à convaincre les professionnels après la révolution de l’e-mail en entreprise. Tous les grands PDG, hommes d’affaires, avocats et puissants possédaient leur Blackberry.
Avec l’arrivée des SMS illimités, le clavier physique réussissait ensuite à convaincre aussi les plus jeunes, avec des modèles moins chers. Puis l’iPhone est arrivé. D’abord réservé à un opérateur (Orange en France) avec un forfait onéreux, le smartphone d’Apple s’est peu à peu démocratisé.
La concurrence (notamment Samsung et HTC) ont adopté Android pour proposer une solution alternative. Le smartphone tel qu’on le connaît aujourd’hui était né. Une révolution. Avec tous les bienfaits que cela comporte, mais aussi son aspect néfaste. Mais ça, c’est une autre histoire.
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Il y a une faute : c’est LE Game Boy
Bonjour,
Non ce n’est pas une faute. On peut dire les deux. Même Nintendo s’y perd. Explications ici : https://www.youtube.com/watch?v=tgqb0a8QNIc
Bonne journée !
Aujourd’hui la vie est tellement facile avec les nouvelles technologies