Au même titre que Kleenex, Sonotone, Sopalin, Fenwick, Perfecto, Post-It, Scotch, Velux ou Tipp-Ex, le terme « Walkman » est entré dans le langage commun, et il est employé depuis toujours pour désigner un baladeur. Mais si, rappelez-vous, ce petit boitier que vous attachiez solidement à votre jean trop serré dans les années 90, et qui vous permettait d’écouter le nouveau Metallica, le dernier Michael Jackson ou encore le dernier album de Queen n’importe où, n’importe quand, sans déranger personne (ou presque). Au même titre que les autres appellations listées plus haut, Walkman est une marque, déposée par Sony à la fin des années 70, ce qui ne l’a pas empêché de rapidement s’imposer comme LE baladeur par excellence.
Parce qu’on n’a pas toujours eu un écran 4K devant les yeux, un smartphone OLED HDR dans la main et des manettes sans-fil sur les genoux, PasTech vous propose un petit retour rafraîchissant dans le passé, à la (re)découverte de certains produits emblématiques qui ont fait (ou pas) l’Histoire de la tech. Alors on dit 5, 4, 3, 0, et puis paf, PasTech !
Maman, Papa… je veux mon Walkman !
A la toute fin des annĂ©es 1970, pas de Spotify, Qobuz et autre Apple Music Ă©videmment, mais c’est Ă cette Ă©poque que Sony lance son tout premier « Walkman », le TPS-L2. Un modèle emblĂ©matique, de couleur bleu et gris mĂ©tal, qui se caractĂ©rise sur certains marchĂ©s par la prĂ©sence de deux ports jack. Un Walkman qui dĂ©coule directement du Pressman de Sony, ce magnĂ©tophone Ă cassettes, dotĂ© d’un micro, et utilisĂ© Ă l’époque par les journalistes du monde entier.

Rapidement, le Walkman séduit, si bien que dès le début des années 1980, tout le monde veut son Walkman. En amont de son lancement à l’international, Sony songe à rebaptiser son Walkman en fonction des régions, l’appellation originelle étant censée rester au Japon. Les Etats-Unis auront le Soundabout, tandis que la Suède prépare l’arrivée du « Freestyle ».
Walk + Man ?
Toutefois, le vice-président de Sony prend rapidement la décision de conserver l’appellation Walkman pour le monde entier. Une appellation universelle, composée de « Walk » (marcher) et « Man » (homme), soit un appareil qui permet à l’homme (et à la femme) d’être utilisé en marchant.

Et force est d’admettre que le Walkman Ă l’époque, c’était la libertĂ©. La libertĂ© de pouvoir profiter, de manière un peu Ă©goĂŻste c’est vrai, de sa musique favorite en voiture sur la route des vacances, Ă l’arrĂŞt de bus, sur une chaise longue dans le jardin un après-midi d’Ă©tĂ©, sous les draps tard le soir… le tout, sans jamais dĂ©ranger qui que ce soit et avec une immersion audio assez folle. Et Ă l’Ă©poque, pour peu que l’on disposait d’un Walkman et d’une Nintendo Game Boy, on Ă©tait les rois du monde.
La différence entre le vrai walkman, et le faux walkman
Evidemment, si Sony est le seul à pouvoir commercialiser le « Walkman », de nombreuses marques s’engouffrent sur ce marché pour le moins juteux, avec des baladeurs K7 similaires, mais dénués de la précieuse appellation. Ainsi, durant votre enfance, vous avez peut-être été l’heureux propriétaire d’un walkman baladeur de chez Toshiba, Panasonic ou encore Aiwa, une marque nippone très populaire dans les années 90, avant d’être rachetée au début des années 2000 par… Sony. Des baladeurs qui fonctionnaient alors à l’aide de piles AA, et dont l’autonomie vacillante avait tendance à fortement ralentir le tempo de certaines musiques à l’époque.

Bien sûr, tous les baladeurs cassettes n’étaient pas similaires en termes de performances, avec notamment certains modèles qui intégraient une fonction « Bass Boost » ou « Mega Bass », sans oublier ceux dotés de la précieuse fonction Auto Reverse. A ce sujet, c’est Sony qui avait lancé la tendance dès 1989, avec le WM-DD9. Nombreux sont ceux également à se remémorer les longues et fastidieuses sessions de rembobinage (parfois avec un crayon pour « ne pas user les piles »), ou encore cette recherche hasardeuse de ce morceau précis situé au beau milieu de la Face A.

Une marque qui a traversé les générations
Du côté de chez Sony, on a rapidement souhaité surfer sur la vague Walkman, en proposant notamment un modèle « anniversaire » tous les 5 ans, dès 1989. Chaque modèle anniversaire disposait d’un design unique, mais aussi de nouvelles fonctionnalités, comme le contrôle à distance, la présence d’une télécommande (et d’écouteurs sans-fil !) ou encore d’un nouveau système d’éjection de cassettes.

Toutefois, au milieu des années 90, le bon vieux baladeur à cassettes est concurrencé par de nouvelles technologie, à commencer par le Compact Disc, mais également le MiniDisc. Bien sûr, les constructeur s’attèlent rapidement à proposer de nouveaux baladeurs compatibles, et nous sommes ainsi nombreux à avoir pu profiter dans les années 90 du précieux « Discman », un baladeur compatible avec les CD (et dont l’appellation est là aussi une marque déposée par Sony). Les modèles les plus haut de gamme profitaient d’ailleurs d’une fonction ESP, pour éviter les coupures à cause d’éventuels chocs ou tremblements. Le Discman, comme le MiniDisc, a par la suite été éclipsé par les baladeurs numériques.

Du côté de Walkman, Sony a sonné le glas de son baladeur à la toute fin de l’année 2010. Un baladeur à cassettes (ou K7) emblématique de notre enfance/adolescence, dont la carrière commerciale aura traversé pas moins de quatre décennies, sur deux siècles. A noter que Sony continue d’utiliser la marque Walkman, mais que cela concerne désormais ses baladeurs numériques.
Et vous, c’Ă©tait quoi votre album fĂ©tiche (en K7 ou CD) sur votre “walkman” ?
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