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Comment gagner 2 000 euros par mois sur Vinted ? Ces jeunes de 20 ans ont réussi

Ils ont tout juste 20 ans et gagnent quasiment 2 000 euros par mois sans bouger de chez eux. Comment ? Grâce à Vinted.

  • La France est le premier marché de Vinted
  • Des jeunes d’à peine 20 ans génèrent un salaire mensuel via l’application
  • Découvrez leurs recettes pour réussir et les limites de leurs méthodes

Vinted, c’est 23 millions d’utilisateurs français. La France, c’est le premier marché de Vinted. Alors forcément, certains ont vitre trouver comment en tirer profit.

Parmi eux, des jeunes de moins de 20 ans. Tous expliquent avoir commencé l’aventure Vinted en revendant les vêtements qu’ils ne mettaient ou ne leur plaisaient plus. « Au début, j’ai commencé l’achat-vente sur Vinted pour me faire du capital, en revandant des vêtements perso que je ne mettais plus » confie Timothé, 18 ans, au Parisien.

Ce jeune entrepreneur génère chaque mois entre 1 500 et 1 900 euros net. D’autres peuvent monter jusqu’à 3 000 euros. De quoi se faire plaisir, un peu, réinvestir ou mettre de côté. Même stratégie pour Corentin qui dit avoir « tout réinvesti » et « commence seulement à (se) payer ».

Pour lui, l’objectif est clair : « je veux juste être libre de refuser un CDI, la liberté me motive plus que le lifestyle ». Déjà la tête sur les épaules, Corentin souhaite se « constituer un capital (…) pour acheter un studio à retaper et mettre en location » plutôt que d’aller vivre à Dubaï, confie-t-il.

Conscient que le succès peut vite retomber, il diversifie ses sources de revenus avec un job étudiant chez un traiteur, tout ce qu’il lui restera « si demain ça s’arrête ». Mais alors comment font ces jeunes de moins de 20 ans pour générer un tel chiffre d’affaires en dehors de leurs activités principales ?

Beaucoup de travail

Pour atteindre de telles sommes, ces jeunes professionnels de Vinted travaillent. Beaucoup. Enormément même. Pour revendre des vêtements sur la plateforme, il faut d’abord les acheter, les récupérer en point relais, les laver, les trier, les repasser, les estimer, prendre de belles photos, rédiger les annonces, préparer les colis pour les envoyer aux clients. Une logistique importante qui a poussé Corentin à transformer sa salle de bain en buanderie.

Pour faire gonfler leur business, les jeunes entrepreneurs ont dû se tourner vers des grossistes. L’achat en gros leur permet de réaliser d’importantes économies. Un business tellement important que des petits malins ont publié de fausses bonnes affaires sur TikTok. « Sur TikTok, on en voit qui se font avoir et ne reçoivent jamais leur colis » explique Thimothé.

Autre méthode pour générer des revenus, les bots. Les entrepreneurs s’inscrivent sur des serveurs Discord ou des groupes Telegram indiquant en temps réel les articles mis en ligne à des prix trop faibles. Premier arrivé, premier servi. Pour Corentin, cette méthode représente « 70% de (son) chiffre d’affaires, car il permet de faire les meilleures marges ».  Et à Thimoté de renchérir non sans une certaine satisfaction :

On peut acheter deux doudounes pour 15 euros et les revendre 60 euros chacune.

Vinted monte au créneau

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que Vinted vienne s’intéresser à ce nouveau business allant à l’opposé des valeurs de la plateforme. L’entreprise a ainsi pris la décision de lutter contre les bots en modifiant ses conditions générales de ventes fin mai 2023.

Elle souhaite rester « avant tout une plateforme C2C avec une grande majorité de vendeurs particuliers qui vendent leurs vêtements d’occasion ». En parallèle, elle a créé Vinted Pro, une offre qui vise à amener plus de personnes à revendre leurs biens d’occasion.

Car à l’heure de la fast fashion incarnée par des entreprises comme Shein, le marché de l’occasion pourrait à lui seul habiller les habitants de toute la planète. « Aujourd’hui, il y a tellement de vêtements sur terre qu’on pourrait arrêter d’en produire et s’habiller quand même ! » témoigne Émeric, autre entrepreneur à succès sur Vinted, au Parisien. Et d’ajouter :

Il faut arrêter avec Zara et Asos ! Et avec Shein, on a touché le fond.

Dont acte.

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3 commentaires
3 commentaires
  1. Ne pas oublier qu’avec de tels revenus c’est à déclarer aux impôts. Et hors de question d’essayer de frauder, Vinted envoie un double de vos revenus aux impôts aussi….

  2. Je trouve ça fascinant que les jeunes aient envie d’autre chose que le classique CDI. Je leur souhaite plein de réussite dans leur activité.

    Soyez prudent avec les impots car comme “o” le dit, vous risquez de vous faire aligner. Leboncoin, Vinted et consorts sont obligés d’informer Bercy. Il y a une tolérance pour que les plateformes vivent et soient intéressantes donc si ce n’est pas un business… je pense qu’une majorité de gens ne déclarent rien. Mais déjà à l’époque de Sarkozy, il y avait été question d’ajouter la TVA sur Leboncoin par exemple… Et vu la tournure de l’article, pas sûr que ce soit le cas. 😁

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