Hyundai ne sera pas le seul constructeur à souhaiter démocratiser la voiture électrique. Citroën est aussi de la partie avec sa ë-C3, Tesla tease depuis longtemps une voiture à 25 000 euros, et Nissan espère même lancer une sportive électrique abordable. Toutefois, il est l’un des rares à actionner le levier de la fabrication de ses propres batteries. Le groupe a donc investi 7,3 milliards de dollars sur dix ans pour développer ses batteries maison, dont les modèles LFP (phosphate de fer et lithium). Une initiative qui vise à tirer les prix vers le bas en simplifiant les chaînes de production.
Vers une indépendance stratégique
La stratégie de Hyundai est limpide : acquérir l’autonomie complète dans la production des composants essentiels à une voiture électrique. En effet, la création de batteries en interne, les modèles LFP, débutera en 2025, ce qui signera la fin de la collaboration du groupe avec son fournisseur chinois CATL.
Pour autant, la marque ne souhaite pas s’enfermer dans son coin. On peut noter que ses partenariats récents (SK On et LG Energy Solutions) relèvent plutôt d’un désir de synergie industrielle sud-coréenne. Une tactique qui vise également à stimuler les ventes de VE dans la région.
Hyundai cherche, tout d’abord, à réduire ses coûts, mais surtout à se tenir fermement devant la concurrence chinoise, qui devient de plus en plus sérieuse.
L’innovation au service de la démocratisation
Les batteries LFP prévues par la marque, en plus d’être moins coûteuses à produire, sont prévues pour être performantes, notamment dans des conditions de basses températures. L’objectif est de proposer des batteries avec une capacité de plus de 60 ampères pour une densité de 300 watts par kilogrammes. Hyundai ne veut pas rivaliser, mais cherche à surpasser.
Derrière cela se cache un enjeu de taille : parvenir à enfin faire sortir d’une usine des véhicules électriques à prix abordable. Des voitures d’entrée et de milieu de gamme avec des tarifs introuvables sur le marché.
Le constructeur est presque prêt pour offrir aux acheteurs des alternatives tangibles aux grands leaders comme Tesla ou BYD. Ce dernier, un constructeur chinois, connaît un succès explosif sur le marché, avec des modèles comme la Dolphin ou la Yuan Plus avec un prix débutant pour celle-ci aux alentours des 20 000 dollars. Le marché automobile est devenu une véritable arène, où les constructeurs historiques doivent s’adapter aux nouvelles lois. Hyundai a choisi sa méthode, et elle espère rejoindre le trio de tête des producteurs de VE d’ici à la fin de la décennie.
- Hyundai va développer ses propres batteries pour ses véhicules électriques, et a investi 7,3 milliards de dollars pour atteindre son objectif.
- Une tactique qui vise à tirer vers le bas les tarifs, et d’être plus indépendant en matière de production.
- Objectif à court terme : proposer un VE à prix abordable. À long terme : être dans le top 3 des constructeurs de VE d’ici 10 ans.
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