En février dernier, Emmanuel Macron s’est directement emparé du dossier de la cybersécurité en promettant un investissement d’un milliard d’euros dans ce secteur. Cet investissement est supporté à part égale par le public et le privé. Dans ce cadre, l’objectif est notamment booster la filière en doublant ses effectifs d’ici 2025.
Depuis, les choses avancent et le gouvernement souhaite encore accélérer le mouvement. Cité par Les Échos, Cédric O, le secrétaire d’État au Numérique précise ainsi : « Il y a une forme d’urgence à augmenter notre niveau de préparation le plus rapidement possible, ce que les ministères sont en train de faire sous l’impulsion très exigeante du Président de la République et du Premier ministre ».
Des pouvoirs renforcés pour l’Anssi ?
Concrètement, l’idée est de déployer au plus vite les 275 millions d’euros d’appels à projets du plan de relance, et ce avant l’élection présidentielle qui serait une période risquée pour le public comme pour le privé. Dans ce cadre, une première salve de 53 millions d’euros est déjà accessible aux entreprises.
Nos confrères égrainent justement les domaines concernés. On aura ainsi 24 millions d’euros pour développer des technologies novatrices en matière de chiffrement, de sécurisation du télétravail et de grands événements tels que les Jeux Olympiques de Paris en 2024. 9 millions devraient aussi servir à créer une base de données commune entre les acteurs de ce marché pour partager des informations sur les attaques. 20 autres millions iront également aux projets collaboratifs portés par les professionnels qui s’installeront sur le campus cyber de la Défense.
L’autre objectif affiché de ce plan est de doper les recrutement dans le secteur et de tripler son chiffre d’affaires. En la matière, Cédric O se montre assez confiant et remarque que la cybersécurité se retrouve au programme « de plus en plus de formations. »
Enfin, le gouvernement souhaite améliorer la protection des acteurs les plus ciblés par les cyberattaques à l’image des hôpitaux qui bénéficient d’un plan spécial. D’après le ministre, le rôle de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) pourrait évoluer avec un pouvoir d’injonction renforcé qui lui permettrait de donner des consignes « aux administrations et aux opérateurs critiques en cas de vulnérabilités ou d’incidents majeurs de cybersécurité ».
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