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Comment les thermomètres intelligents peuvent aider à suivre la propagation du coronavirus

Une société américaine de thermomètre connecté permet de cartographier l’avancée du coronavirus aux États-Unis. Mais à quel prix ?

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coronavirus thermomètre
© Health Weather

Alors que l’épidémie de coronavirus suit son cours, se propageant au sein de nombreux pays au fur et à mesure des semaines qui passent, plusieurs questions concernant la vie privée se posent. Dont celle de l’exploitation des données des objets connectés.

C’est le cas de Kinsa, une firme de San Francisco qui fabrique des thermomètres connectés. Actuellement, plus d’un million de clients transmettent leur température afin de permettre l’actualisation d’une carte montrant la progression de la pandémie dans le pays (la fièvre étant un de symptômes du coronavirus). La société tente de fabriquer pas moins de 10 000 dispositifs chaque jour depuis quelques semaines.

Kinsa s’est déjà illustré plusieurs fois dans le domaine de la santé, démontrant par exemple ses capacités à déterminer le niveau de propagation de la grippe ces dernières années. Le tout avec deux semaines d’avance sur le CDC (Center for Disease Control).

Il s’agit donc de la mesure actuelle la plus appropriée et précise pour déterminer l’avancée du coronavirus aux USA. La mise en place d’un tel système a permis de détecter l’arrivée d’un nouveau foyer épidémique en Floride ce week-end, ainsi que son évolution nette vers des zones comme l’Arizona ou le Texas.

Outre le fait de pouvoir suivre l’avancée du coronavirus, la solution proposée par Kinsa offre aussi aux hôpitaux et autres centres de soin la possibilité d’anticiper les ressources nécessaires.

Des données utiles et précises, mais à quel prix ?

Nul doute que les données offertes par l’entreprise Kinsa sont particulièrement bénéfiques pour les organismes de santé. Toutefois, elles le sont un peu moins pour la vie privée. Gizmodo indique à raison que ces données servent aussi à « aider les entreprises à orienter leur marketing vers des zones plus malades uniquement s’il est prouvé que leurs produits améliorent la santé publique », selon la politique de confidentialité.

Comme beaucoup d’entreprises, Kinsa et ses thermomètres jouent donc aussi sur le tableau du marketing et de la publicité. Si leur aide et celle d’autres entreprises comme Google par exemple —qui travaille sur un site web dédié au coronavirus et aux centres de test, est utile, il est bon de se demander si les États ne devraient pas réguler ces pratiques, malgré un contexte aussi particulier et inédit. Cela pourrait éviter également de donner trop de pouvoirs aux entreprises.

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