Connaissez-vous le triple effet blog ?

Au fil de mes contacts, entretiens et interventions chez certains de mes clients, une tendance se dessine, qui est en passe de se muer en varitable argument commercial en faveur de l’implantation de blogs d’entreprises : ce que j’appelle maintenant le triple effet blog (si vous avez mieux, envoyez, je prends).

Au fil de mes contacts, entretiens et interventions chez certains de mes clients, une tendance se dessine, qui est en passe de se muer en varitable argument commercial en faveur de l’implantation de blogs d’entreprises : ce que j’appelle maintenant le triple effet blog (si vous avez mieux, envoyez, je prends).

En fait je ne cherche pas absolument à évangéliser les foules pour que chacun des mes clients se transforme en blogueur invertébré invétéré, car selon le contexte, je ne suis moi-même pas toujours convaincu de la pertinence d’une démarche de blog en PME.
Je propose simplement en expliquant ce qu’est un blog (oui), en listant les avantages que l’entreprise pourrait en retirer (mais aussi les inconvénients) et j’illustre bien sûr ces jolies démonstrations toutes théoriques par de solides exemples concrets (pris dans mes propres réalisations ou ailleurs).

Mais il y a quand même un cas où ça roule comme sur du velours : quand l’entreprise se pose la question de l’opportunité de la mise en place d’une newsletter, interne et/ou destinée à ses clients.
C’est là qu’intervient le triple effet blog : j’ai beau jeu dans ces cas précis de démontrer au client qu’il aurait tout à gagner à mettre en place une stratégie de blog car il n’y a que des avantages :

  • facilité et rapidité de déploiement
  • gestion et mises à jour ultra-simples (à condition d’avoir du contenu bien évidemment)
  • coût réduit
  • et surtout : à partir du même travail (donc pas de charge de travail supplémentaire), réplication du contenu sur trois supports distincts, à savoir le blog lui-même, la newsletter, et le site corporate de l’entreprise

Explications.
Hypothèse n°1 : la méthode classique.
Prenez l’entreprise Tartemolle S.A.S.
Sa responsable de communication (ou l’assistante de direction) a été chargée par son boss de mettre en place une newsletter, diffusée ses clients sur une base trimestrielle, d’abord sur support papier, puis mar email.
Pour la version papier, ça peut aller mais pour la version email, panique à bord : la responsable de communication ne maîtrise pas forcément au mieux les outils web. Elle se renseigne sur l’achat d’une solution tout-en-un de gestion de newsletter (de type Sarbacane, très bon logiciel). Coûteux et pas idéal quand même.
Et puis il y a le contenu : qu’est-ce qu’on va bien pouvoir leur raconter à ces foutus clients ? Qui va rédiger ? Quand ? (tout le monde est déjà charette grave dans la boîte, les 35 heures, tout ça…). Comment va-t-on gérer les envois, les abonnements ?
Bon ok, si on veut se lancer dans la newsletter, il vaut mieux déjà avoir deux ou trois choses intéressantes à raconter, mais quelque soit le métier et la taille de l’entreprise, si on cherche un peu, il y a toujours de quoi alimenter quelques billets mensuels.
Donc l’entreprise a du contenu ou peut en créer, reste à savoir comment elle va organiser sa diffusion : si elle choisit l’option d’une simple newsletter, elle va donc devoir se doter d’une application adaptée, l’installer, se former un minimum, faire quelques tests et enfin envoyer son premier jet à ses clients.
Probablement à l’ancienne, c’est à dire sans trop leur demander leur avis avant.
Dans ce cas de figure, on a donc une newsletter simple, à sens unique, sans possibilité d’interactivité de la part des clients, on n’ouvre pas vraiment un espace de discussion, on se contente d’envoyer de l’information verticalement via un canal unique.
Je ne dis pas que c’est mal, je dis juste qu’on doit pouvoir faire un peu mieux.

Hypothèse N°2 : la méthode blog
Le boss décide la mise en place d’un blog.
La question de la rédaction des billets est tranchée : la responsable de communication se chargera de réunir les élements de contenu auprès des différents services de l’entreprise, notamment le service technique, le service juridique et le service marketing. Un petit comité rédactionnel est constitué, qui a pour mission d’organiser le contenu dans différentes rubriques (juridique, technique, marketing, histoires vraies, anecdotes, actualités…).
La fréquence des articles est décidée : entre quatre et six par mois, rédigés par plusieurs contributeurs. Le contenu peut être préparé et rédigé par avance en plusieurs pages et « distillé » au travers de courts billets. Ainsi la société se garantit un stock de plusieurs semaines de contenu d’avance (en tout cas pour les rubriques qui ne sont pas dans l’actualité).
Jusque là la démarche est la même que pour la newsletter et ne nécessite pas de ressources supplémentaires.
Autrement dit, si on peut faire une newsletter, on peut faire un blog. Mais on peut surtout faire plus.
Le blog est déployé : le prestataire web met en place un blog avec une solution Dotclear ou WordPress, le déploiement est rapide et peu onéreux.
Mais surtout, le prestataire installe simultanément deux fonctions complémentaires : la fameuse newsletter, qui sera générée automatiquement à partir du fil RSS des billets du blog (avec une solution Zookoda par exemple), et un script qui affiche les titres et/ou un extrait des derniers billets du blog sur la homepage du site corporate de la société.
Le triple effet blog est en marche : à partir d’une seule matrice de production, on génère trois flux d’information : le blog, la newsletter, l’alimentation du site corporate.
Et je ne vous parle pas des effets induits : site corporate dynamisé par des mises à jours régulières (donc génératrices de trafic), amélioration du référencement et de la visibilité de la société dans les moteurs de recherche, et même de nouvelles opportunités pour l’entreprise d’être citée dans des blogs à fort trafic si par chance elle publie sur son blog un billet pertinent qui a la chance de retenir l’attention : l’effet cheval de Troie du blog, qui peut offrir à une PME l’opportunité d’être surexposée sur le web grâce à son blog, là où un simple site corporate ne lui permettrait jamais d’être citée (et si en plus son billet si pertinent est repris dans Fuzz…;-) )

En résumé, si on vous parle Newsletter, pensez blog, l’argumentaire est tout trouvé.

Vous faites comment de votre côté ?


40 commentaires

  1. Euh Eric, et on fait quoi de l’effet "duplicate" du contenu tant haï par google and co : blog+site corporate : le double effet "kiss ze box"?
    ok pour blog + newsletter mais moyen pour "dupliquer" sur le site corporate. Pas sur que ça plaise aux moteurs, non en fait j’en suis même certain : ça ne plait pas du tout aux moteurs. L’une ou l’autre des destinations sera "puni". Na !

    ps : ton captcha devient de – en – visible

  2. Perso la démonstartion me boulverse, et je la pratique sur deux points, mais je n’y avais pas encore inclus la newsletter… Pour ce qui est des commentaires si la société n’en veut pas il suffit de ne pas les mettre. Un de mes grands arguments devant les patrons de PME c’est : je vais vous mettre en place un blog/site, et demain c’est vous qui l’administrerez. Généralement il rigole, disent qu’ils en sont incapables… et change d’avis après une journée de formation. C’est un outil génial pour toutes les petites sociétés qui n’ont pas la possibilité de payer des MAJ règulières.

  3. Avec une démarche comme celle ci le trafic du site devrait se développer et la fidélisation de même.
    Quand a la duplication de contenu soulevée par vanch, je ne vois pas le problème. D’ailleurs peut on vraiment parler de duplication de contenu s’il s’agit seulement du début de l’article renvoyant vers le blog. Basé sur le principe du RSS, c’est plutôt quelque chose que les moteurs apprécient il me semblent..

  4. Petit argumentaire – drôle en plus ! – en faveur des blogs d’entreprises

    Vu, sur Presse-Citron, le blog d’Eric Dupin – concepteur web indépendant -, un argumentaire sur le triple effet blog. Sans tomber dans l’effet de mode qui s’empare de ce nouvel outil, je dois avouer que, pour toutes les entreprises un tant soit peu…

  5. Pingback: Pourquoi une PME doit avoir un blog : 10 raisons concrètes | Presse-Citron

  6. Même aujourd’hui, je pense que l’on aurait tendance à oublier encore la newsletter, pourtant si importante dans ce genre de projets ! On ne le répétera jamais assez…

    PS : Je confirme au passage : aucun problème de DC avec cette méthode…

  7. Pingback: Blue-Blog » Pourquoi une PME doit avoir un blog : 10 raisons concrètes

  8. J’ai eu à rédiger des billets pour d’un blog d’entreprise.

    Je dois avouer que la principale difficulté est de se coordonner avec la ligne éditoriale. Pratique peu évidente pour certaines personnes qui n’ont pas l’habitude d’écrire pour le web.

    Mal géré, le résultat peu alors entrainer un mauvais effet Kiss Kool et donner une impression d’amateurisme aux yeux de ses clients, tout ça à cause d’un simple problème de temps.

  9. Pingback: Oser publier des blogs de niche

    • Eric

      @Boris Jacquin : vous faites semblant de ne pas avoir compris ou c’est involontaire ? Donc pour que soit plus clair j’ai modifié la phrase par « un script qui affiche les titres et/ou un extrait des derniers billets du blog » et remplacé « duplication » par « réplication ». Cela me paraissait tellement évident pourtant…

  10. Ce qui peut être pratique pour ceux qui utilisent Linux c’est un d’utiliser mailman (qui est pratique mais il faut savoir le configurer et l’utiliser) mais une fois configuré on peut toujours utilisé une interface web qui peut être plus facile d’utilisation pour la gestion de mailman.

  11. Très intéressant comme article je met ca de suite dans mes favoris.
    Cependant je voudrais attirer l’attention sur une petite erreur de frappe sur le premier paragraphe de l’hypothèse numéro 1 où on lit « puis mar email. » au lieu de « puis par email ».

    😉

    Mais très bonne stratégie qui peut peut-être sauver un pôle d’une entreprise qui peut « battre de l’aile » en terme de marketing.

  12. Le blog, c’est un peu comme facebook, twitter et autres réseaux sociaux, celui qui n’en a pas est un con ! alors m^me si on prend un nom de domaine qui comprend le mot « BLOG » çà le fait, on poste un article au lieu de publier une page, on ouvre des commentaires aux blaireaux (que je suis aussi) et le tour est joué 😉

  13. Je trouve intéressante le principe du blog, pour les entreprise. Mais je suis un peu lasser de voir de plus en plus entreprise qui se lance dans un blog unique pour publier des fiche produit de leurs catalogue. Ce qui est intéressant dans un blog, c’est aussi le côté communautaire, les critiques des membres et des visiteurs. L’auto-promotion c’est bien mais cela à ces limites. Par exemple prenez le nombre incalculable de magasin de décoration qui ont leurs blog juste pour avoir un blog! Je parle de ce domaine, car je scrute cette sphère jour après jours étant moi auteur d’un blog dans le même domaine. Juste pour rebondir sur la possibilité de bloquer les commentaires cela intéressant lorsque lors que le contenu est orienté « newsletter » et que l’objectif est de faire rebondir les visiteurs faire une autre page du site

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