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J’ai passé un week-end avec la console Acer Predator Atlas 8 et j’ai beaucoup trop joué à Gears of War avec

Acer se lance dans le domaine des consoles portables avec la Predator Atlas 8. En vadrouille pour un week-end, je l’ai emmenée dans mes bagages.

Le monde des consoles portables accueille un nouveau challenger : la Predator Atlas 8, conçue par Acer. La marque taïwanaise reprend le format console/PC à son compte, mais ajoute deux particularités pour convaincre : un processeur Intel Arc G3 et un tarif plus compétitif que la concurrence, puisque la machine est affichée à 1 100 euros. Certes, cela reste cher, mais à l’heure où la RAM coûte un rein, l’Atlas 8 reste « raisonnable » au niveau de son tarif.

Mais est-ce une bonne console pour autant ? Je l’ai embarquée pour un week-end, voici mon avis.

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© Maeva Arnaud/Presse-citron

Je découvre la Predator Atlas 8

Un design mastoc

La Predator Atlas 8 ne réinvente pas la roue. Acer reprend un format devenu classique, avec un écran engoncé dans une manette. On retrouve tous les poncifs de ce type de machine, à savoir les sticks analogiques entourés de LED, une connectique dotée de deux ports USB Type-C et d’un lecteur de cartes microSD, un bouton d’allumage avec capteur d’empreintes ainsi que des poignées adaptées à la paume. Ce qu’on aime particulièrement ? C’est le confort qu’elles apportent. Jouer à l’Atlas 8 ne provoque pas de fourmillements dans les mains, et ce même après plusieurs heures de jeu. Oui, elle est moins bonne que la ROG Ally à ce niveau, mais cela reste très correct.

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© Maeva Arnaud/Presse-citron

Acer a opté pour un écran de 8 pouces pour sa console. Un format XXL qui fait de l’Atlas un sacré morceau : 29,9 x 5,8 x 12,7 cm pour 840 grammes. Pour une machine censée être utilisée principalement à la maison, cela peut s’entendre (on joue en général dans son canap ou son lit), mais quand il faut la transporter, c’est un problème. Pour partir en week-end avec, il m’a fallu trouver une sacrée place dans mon sac à dos ! Ajoutons à cela qu’Acer ne fournit pas de housse par défaut et qu’il faut donc prendre garde aux rayures, même si l’écran est certifié Gorilla Glass. Acer fournit également une protection d’écran supplémentaire dans la boîte pour ceux qui le souhaitent. Sympa.

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© Maeva Arnaud/Presse-citron

Alors oui, pour un week-end avec un gros sac à dos, cela passe encore, mais l’Atlas 8 n’est clairement pas faite pour se faire trimballer tous les jours. Vous cherchez une machine pour jouer dans le métro, le RER ou le Transilien ? Ce n’est clairement pas le bon candidat.

Une bête de course

L’Atlas 8 est vendue en deux versions : une avec un processeur Intel Arc G3 Extreme (1 500 euros) et une version équipée d’un Intel Arc G3 « normal », épaulé par 16 Go de RAM. C’est ce deuxième modèle que nous testons aujourd’hui, le mons cher. À vrai dire, je craignais un peu les performances de cette version « light », mais je n’ai pas été déçu.

Acer Predator Atlas 8
EcranIPS LCD 9"
1920 x 1200 pixels
120 Hz
Corning Gorilla Glass
500 nits
Processeur Intel Arc G3
RAM16 Go
Stockage 512 Go
OSWindows 11 avec lanceur Xbox
Batterie 60 Wh
Dimensions
29.9 x 5.8 x 12.7 cm
Poids840 grammes

J’ai un aveu à vous faire : depuis que Gears of War E-Day est sorti, je passe beaucoup trop de temps dessus. Il faut dire que le jeu est fantastique ! Avec l’Atlas, j’ai vu l’occasion de continuer à jouer sur le pouce, mais je craignais tout de même un certain manque de patate de la part de la console. Il n’en est rien. E-Day, bien que gourmand, tourne à 40 images par seconde avec les graphismes en « élevés » et le ray tracing activé, le tout en 1 200p. C’est très bien ! Évidemment, la console se sert de divers artifices comme l’Intel XeSS. Quand bien même, le titre reste très jouable. En activant la génération d’images d’Intel, on peut même grimper à 70 i/s. Quel plaisir ! Par curiosité, j’ai testé d’autres blockbusters gourmands, comme Death Stranding 2, Blood of the Dawnwalker ou encore Cyberpunk 2077. Dans les mêmes conditions, j’ai également obtenu une fréquence d’images tournant autour des 40 i/s sans génération d’images, et 70 avec. Quel plaisir !

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© Maeva Arnaud/Presse-citron

Notons que ces mesures ont été prises avec le mode Turbo (35 watts). En optant pour le mode équilibré (30 watts) ou silencieux (25 watts), on perd évidemment en performances (de manière proportionnelle), mais on gagne en matière d’autonomie et aussi de bruit. Car oui, en poussant l’Atlas dans ses derniers retranchements, on atteint les 50 décibels. C’est quand même beaucoup, surtout pour jouer le soir dans le lit, à côté de Madame qui n’a qu’une envie : jeter l’Atlas 8 par la fenêtre. En revanche, la chaleur est bien gérée et ne gêne nullement l’utilisateur.

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© Maeva Arnaud/Presse-citron

L’autonomie est l’un des gros soucis de ce type de format et l’Atlas 8 ne fait pas exception à la règle. En jouant dans les conditions susnommées, on tient à peine une heure sur Gears, une heure 45 en mode économie d’énergie. La solution ? Tout simplement jouer en la laissant branchée. Seul souci : il faut se procurer un chargeur à part, ce dernier n’étant pas fourni dans la boîte en raison de la réglementation européenne. Sur des jeux moins gourmands, comme Castlevania Belmont’s Curse, on peut tripler l’autonomie, ce qui rend l’Atlas 8 plus viable lors des déplacements. À ce niveau, Acer ne fait pas de miracle. On s’y attendait, étant donné qu’elle embarque une batterie très classique pour le format, de 60 Wh.

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© Maeva Arnaud/Presse-citron

Enfin, évoquons l’écran. Alors qu’Asus est passé sur une dalle OLED pour sa ROG Ally 2026, Acer reste sur une dalle IPS LCD. 8 pouces, 1 920 x 1 200 pixels, taux de rafraîchissement de 120 Hz… un écran certes classique, mais efficace. On apprécie son contraste correct (1 500:1), les couleurs bien calibrées ainsi que sa luminosité, qui atteint les 500 nits. C’est juste pour jouer dehors, mais l’écran reste lisible si on ne se met pas en plein soleil. Pour jouer à l’intérieur, c’est parfait. Pourquoi le LCD a-t-il un intérêt ici ? Pour une question de coût, notamment. Cela permet à l’Atlas 8 de ne pas être « trop » hors de prix, malgré le contexte de crise.

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© Maeva Arnaud/Presse-citron

Un format qui doit encore être peaufiné

Techniquement, la proposition d’Acer s’avère solide. Toutefois, elle traîne tout de même les défauts propres au format. Le premier ? C’est l’ergonomie logicielle, qui laisse à désirer. L’Atlas n’est pas estampillée Xbox comme la ROG Ally, mais cela ne l’empêche pas de démarrer directement sur l’interface dédiée. Une interface qui fonctionne bien et qui s’avère plaisante. Cependant, dès qu’on souhaite la quitter, l’ergonomie en prend un coup. Vous souhaitez télécharger Steam ? Battle.net ? Epic Games Launcher ? Il faut passer par le bureau Windows, avec le tactile. Peu pratique. L’interface Xbox permet d’afficher les jeux tiers sur son accueil, mais en lancer un impose tout de même quelques manipulations qui trahissent un certain bricolage de la part de Microsoft. Lancer un jeu Steam, par exemple, fait basculer sur le bureau, démarre Steam, puis le joueur revient sur le lanceur Xbox et, finalement, le titre se lance. On a vu plus réactif.

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© Maeva Arnaud/Presse-citron

Sur ce point, Microsoft fournit des efforts qu’on ne peut que saluer. Cependant, on ne peut que constater que Windows 11 n’a tout simplement pas été conçu pour ce type de format. Peut-être Windows 12 corrigera-t-il le problème ? On l’espère. Pour l’instant, il faut faire avec cette impression constante d’avoir une usine à gaz entre les mains.

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© Maeva Arnaud/Presse-citron

Acer rajoute par-dessus sa propre interface, Predator Sense. Rien de bien original : un volet pour les raccourcis rapides, un menu plus poussé pour régler la puissance, la couleur des LED et la vitesse des ventilateurs… et c’est tout. Simple, efficace et léger. On aime.

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© Maeva Arnaud/Presse-citron

Alors, on achète ?

Le marché du gaming PC est devenu hors de prix avec la crise de la RAM. Quand Asus a lancé sa première ROG Ally en 2023, elle était vendue 799 euros. Un tarif qu’on jugeait élevé à l’époque, mais qui fait maintenant rêver. Avec son Atlas 8, Acer tente de garder un prix raisonnable tout en offrant une expérience agréable et un produit puissant. Pari à moitié réussi. Certes, la machine débute à 1 100 euros, ce qui reste résolument trop cher pour ce type de console, mais dans un monde où la moindre barrette de RAM vaut un bras, Acer limite la casse.

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© Maeva Arnaud/Presse-citron

L’Atlas 8 est une machine agréable et puissante. On peut même affirmer que, sur ce marché de niche, elle dispose du meilleur rapport qualité/prix actuellement. Alors, on achète ? Si vous voulez une console assez puissante pour faire tourner des blockbusters sans tousser et que vous ne souhaitez pas attendre que le marché se calme (s’il se calme un jour !), la Predator Atlas 8 d’Acer ressemble à un bon compromis. En tout cas, j’ai hâte de retourner en week-end avec un exemplaire sous le bras pour jouer à Gears partout.

Je découvre la Predator Atlas 8

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Acer Predator Atlas 8

1099 euros
7

Note globale

7.0/10

On aime

  • Puissante
  • Ergonomique
  • Bonne gestion de la chauffe
  • Interface Acer légère et efficace
  • Écran bien calibré

On aime moins

  • Prix élevé, mais ça reste la moins chère
  • Autonomie faiblarde
  • Windows galère toujours avec le format
  • Lourde