Passer au contenu

Contrôle technique 2026 : 1,3 million de voitures sur la sellette au 1er janvier, votre auto est-elle concernée ?

En 2026, les automobilistes seront appelés à vérifier cet élément sur leur véhicule avant de se rendre au contrôle technique, sous peine d’échec systématique. On vous explique.

Face aux accidents dramatiques provoqués par les airbags défectueux de la marque Takata depuis de longs mois maintenant, Philippe Tabarot, ministre des Transports, a intensifié les actions engagées envers les constructeurs automobiles et les propriétaires des véhicules concernés. L’objectif est de les contraindre à assumer pleinement leurs responsabilités et à accélérer de manière significative le rythme des opérations de remplacement et de réparation.

Les véhicules en “stop drive” automatiquement recalés au contrôle technique

Aujourd’hui, le ministère des Transports a confirmé la mise en place d’une nouvelle étape, à savoir la vérification systématique, lors du contrôle technique, et ce dès le 1er janvier 2026, des véhicules dotés d’airbags Takata en « stop drive », soit une mesure qui implique déjà à l’automobiliste de ne plus rouler avec le véhicule.

Airbag
© Studio Peace / Shutterstock

Concrètement, lorsqu’un véhicule équipé d’un airbag Takata classé « stop drive » se présentera au contrôle technique, la règle sera sans appel. Le contrôle technique basculera automatiquement en contre-visite pour défaillance critique, tant le danger est jugé potentiellement mortel pour les occupants. Impossible, dans cette situation, d’obtenir la moindre validation tant que l’airbag incriminé n’a pas été remplacé.

Afin de traiter systématiquement les véhicules faisant l’objet d’une mesure de « stop drive » toujours en circulation (1,3 million), il a été décidé d’intégrer la vérification des airbags dans les points pouvant faire l’objet d’une contre-visite lors du contrôle technique pour défaillance critique” explique-t-on au ministère.

Il faudra alors procéder impérativement à une réparation réalisée par un garagiste agréé de la marque. Sans cette intervention, le véhicule est tout simplement interdit de circulation. Une mesure radicale, mais considérée comme indispensable pour éviter de nouveaux drames liés à ces dispositifs explosifs défectueux. Rappelons que cet été, une mère de famille décédait des suites d’un accident de la route provoqué par l’explosion inopinée des airbags Takata de son véhicule Citroën.

Ce dispositif n’a rien d’inédit puisqu’il s’inscrit dans la lignée des sanctions déjà prévues pour les anomalies les plus graves observées au contrôle technique, comme l’absence de freinage sur une ou plusieurs roues, des rétroviseurs manquants ou encore des feux stop hors service. Désormais, les airbags Takata les plus dangereux rejoignent officiellement cette catégorie des défauts jugés intolérables.

Si le rappel est grave mais ne concerne pas un airbag Takata en « stop drive » (comme un autre équipement ou airbag Takata classé en rappel « simple »), le propriétaire sera informé mais il n’y aura pas de contre-visite.

Le gouvernement indique que cette mesure vise à offrir aux usagers “une sécurité supplémentaire, en s’assurant qu’ils soient bien informés, tout en maintenant les exigences vis-à-vis des constructeurs, responsables des rappels“.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech