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Crédit immobilier : la catastrophe continue, jusqu’à quand ?

C’est la cata, c’est la cata, c’est la… catastrophe. Au premier semestre, la production de crédits immobiliers a continué à chuter. Les experts n’attendent pas de sursaut avant 2024.

  • Les derniers chiffres de “production” de crédits immobiliers de l’Observatoire Crédit Logement/CSA ne sont pas bons.
  • La “production” de crédits immobiliers s’est effondrée de 40,8% au deuxième trimestre
  • Les experts n’attendent pas de rebond avant l’été 2024

Vous n’avez pas réussi à obtenir votre prêt immobilier ? Pas d’inquiétude, un Français sur deux est dans la même situation. Au second trimestre, la « production » de crédits immobiliers s’est effondrée de 40,8% selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Un chiffre catastrophique qui confirme la crise immobilière actuelle.

Si la Banque de France a tendance à parler de « normalisation » du marché après des années d’excès, Michel Mouillart, profresseur d’éoconomie et responsable de la présentation des résultats de l’étude, est d’un tout autre avis. Selon lui, cette situation n’est « pas un assainissement » du marché mais bien « un effondrement ».

Cette différence d’interprétation n’est pas nouvelle rappelle La Tribune. En 2022, l’Observatoire Crédit Logement/CSA évoquait une baisse des crédits de l’ordre de 20% quand la Banque de France parlait d’un léger repli de 3%.

Qui a raison ? Dans les faits, la Banque de France dispose de données plus précises puisqu’elle dispose des données de crédit. Mais l’Observatoire estime qu’elle se base sur des résultats vieux de plusieurs mois, ce qui ne reflète pas la situation présente mais passée.

Selon les données de Meilleurtaux.com, les chiffres de l’Observatoire sont plus proches de ses constatations. Sur sa plateforme, le spécialiste de la comparaison de crédits immobiliers enregistre une baisse des demandes de prêts de l’ordre de 20% sur le premier semestre.

La raison de ce déclin est évidente : le taux moyen des crédits est passé de 1,20% en 2021 à 3,08% en mai 2023 (selon les chiffres de la Banque de France). En parallèle, les baisses des prix de l’immobilier ont été insuffisantes et « n’ont pas du tout compensé la baisse de la capacité d’emprunt » explique Maël Bernier, directrice de la communication de Meilleurtaux. Conséquence : la part de dossiers refusés est passé de 22% en janvier 2021 à 33% en juin 2023.

Malgré un état des lieux catastrophique, les acteurs du marché se montrent optimistes. Ils estiment que la situation devrait se stabiliser à l’automne pour un redémarrage à l’été 2024.

Pour cela, il faudra que les banques reviennent sur le marché du crédit immobilier, délaissé pendant la crise inflationniste. Le 1er juillet 2023, le taux d’usure a été relevé à 5,09% pour les prêts à taux fixe sur 20 ans ou plus, à 4,84% pour un prêt sur 10 à 20 ans et à 4,11% pour un prêt sur une période inférieure à 10 ans. Un petit rayon de soleil dans un ciel (très) nuageux.

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1 commentaire
1 commentaire
  1. Le dernier paragraphe sur les banques arrive de nulle part.
    Si les taux sont très haut, les prix à peine plus bas et que les emprunteurs ont gardés la mauvaise habitude de ne quasiment pas avoir d’apport, il ne faut pas s’étonner que les modèles de calcul de risques mettent les dossiers en rouge.

Les commentaires sont fermés.