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La crypto-monnaie Libra n’a « que 50% de chance de survivre »

La devise électronique présentée par Facebook à 50% de ne jamais voir le jour, estime l’investisseur américain Ari Paul.

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Crypto-monnaie Libra
© Libra.org

Alors que la crypto-monnaie Libra a été officialisée il y a quelques heures seulement, on a pu voir les premières réactions de ministres des finances, banques centrales et autres officiels à travers le monde. Et pour le moins qu’on puisse dire, la plupart d’entre eux se méfient de ce nouveau projet – et certains l’ont même immédiatement rejeté en bloc. Quant au gérant d’actifs Ari Paul, il n’hésite pas à affirmer haut et fort que la Libra n’a que 50% de chance de voir le jour…

Le Zucker Mark, en référence au Deutsche Mark ?

L’investisseur américain n’a décidément pas sa langue dans sa poche, puisqu’il affirme également que la Libra est une devise comme les autres (en faisant une référence au Deutsche Mark, prédécesseur de l’Euro en Allemagne), qui se distingue aussi largement du Bitcoin dans ses caractéristiques.

Contrairement au Bitcoin, la Libra n’est pas une crypto-monnaie décentralisée, et elle peut donc être contrôlée (voire interdite) par des États. La devise de Facebook ne devrait toutefois pas trop pénaliser le développement du Bitcoin selon Ari Paul – hormis un risque mineur de voir les régulateurs chercher à mieux superviser les crypto-monnaies suite à ce projet de Facebook.

Si le Ministre de l’Économie et des Finances français, Bruno Le Maire, a convoqué ses homologues du G7, c’est parce qu’il estime que les monnaies souveraines doivent « rester aux mains des États, pas des entreprises privées ». Il ne ferme donc pas totalement la porte à ce projet du géant américain, mais souhaite toutefois y poser des limites : « que Facebook créé un instrument de transaction, pourquoi pas. En revanche, que ça devienne une monnaie souveraine, il ne peut pas en être question ».

La Libra absente en Russie, en Chine et en Inde

En revanche, d’autres pays se sont montrés critiques envers la crypto-monnaie de Facebook, et n’ont aucune intention de la voir s’étendre dans leur zone. C’est le cas de la Russie, qui par l’intermédiaire du président du comité des marchés financiers de la Douma Anatoly Aksakov, a fait savoir que la devise virtuelle de Facebook ne serait pas légalisée dans le pays. Dans rapport publié par le TASS, la Russie s’inquiète que celle-ci puisse poser un problème pour le système financier national.

Même son de cloche en Inde – le plus gros marché pour Facebook – où la crypto-monnaie ne devrait très vraisemblablement pas voir le jour selon nos confrères de TechCrunch. Le pays est aujourd’hui très sceptique quant aux devises virtuelles, et la banque centrale locale a émis ses réserves quant au risque d’un développement des crypto-monnaies sur le système du pays.

Outre les pays soumis à des sanctions américaines, et ceux qui interdisent les crypto-monnaies, Facebook ne proposera pas la Libra sur des marchés où le réseau social n’est pas présent. Autrement dit, la Chine, la Corée du Nord ou encore l’Iran ne seront pas concernés par cette nouvelle monnaie électronique. Alors que Facebook annonçait vouloir offrir une solution de paiement à 1,7 milliard d’utilisateurs, le groupe devra probablement revoir ses ambitions à la baisse…

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2 Commentaires

2 Commentaires

  1. Emmanuel de Bussac

    20 juin 2019 at 23 h 53 min

    Ça c’est se mouiller que de prévoir un 50% de chance de survie … Chapeau bas à ce devin hors pair et à cet article puissant.

  2. Startos

    21 juin 2019 at 13 h 30 min

    Une chose de sûre, c’est que cette monnaie fait peur aux différents états…

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