Autrefois prometteurs, les marchés des cryptomonnaies et des NFT peinent à se remettre de la chute, il y a un an, de la bourse d’échanges FTX. Il faut dire que cette chute majeure a entrainé avec elle la confiance des investisseurs. Avec en prime l’éclatement de la guerre en Ukraine et ses conséquences systémiques, les investisseurs se sont éloignés de leurs actifs les plus risqués.
De quoi se débarrasser en masse de crypto douteuses, dans un premier temps, mais aussi de leurs NFT. Au point que ce second marché, ne vaut, à l’heure où nous écrivons ces lignes, plus grand chose. L’une des séries de NFT les plus populaires, Bored Ape Yacht Club, qui représentait parfois l’équivalent de plusieurs millions d’euros l’unité, avant de voir leur valeur fondre comme neige au soleil – au moment où nous écrivons ces lignes, ces actifs s’échangent en moyenne l’équivalent d’une cinquantaine de milliers de dollars.
Il ne faut également pas oublier les doutes autour des stablecoin – avec la faillite elle aussi systémique de la Silicon Valley Bank, qui permettait des échanges rapides entre certaines valeurs et de vrais dollars. De quoi remettre en cause l’intérêt même de ce type d’actifs. Or, depuis, la situation de ces marchés semble patiner, sur fond de menaces du régulateur américain, et des autorités de plusieurs pays majeurs d’europe, notamment le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l’Allemagne.
Des défis qui ont même poussé la plateforme Binance vers la sortie dans ces marchés. Les investisseurs institutionnels hésitent encore de leur côté à revenir – même s’il faut noter une lueur d’espoir : le Bitcoin. La valeur de ce dernier, décrite par plusieurs acteurs de premier plan, comme Larry Fink, fondateur de BlackRock comme une “sorte d’or digital” a plus que doublée depuis la chute de FTX qui lui a fait “toucher le fond de la piscine”.
Il se pourrait d’ailleurs, à en croire nos confrères du Figaro que cette valeur soit appelée à faire partie de l’une des premières ETF approuvées officiellement par la Securities and Exchange Commission américaine. De quoi permettre à des investisseurs de miser sur le Bitcoin, sans forcément ouvrir un portefeuille et détenir des actifs. BlackRock, plus grande banque d’investissement dans le monde, est bien sûr sur le coup.
Autre lueur d’espoir, l’Ethereum, qui dépasse les 200 milliards de dollars de capitalisation ou encore le Tether qui est arrimé au dollar. L’avantage de l’Ethereum sur le Bitcoin, c’est que la blockchain autorise à former des “contrats intelligents” programmatiques. Un aspect très utile qui est déjà employé par certaines compagnies d’assurance pour régler certaines opérations, et peut encore susciter un grand nombre d’innovations. Reste à savoir maintenant ce que 2024 réserve pour ces marchés. Affaire à suivre.
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