Stellantis est l’un des plus gros groupes automobiles au monde. Société mère des firmes Dodge et Jeep (entre autres, mais aussi PSA, Fiat et Chrysler), le groupe a plaidé coupable et a accepté de payer 300 millions de dollars de pénalités afin de mettre fin à l’enquête du ministère américain de la Justice.
Selon les prémices de cette dernière, les procureurs fédéraux avaient accusé Stellantis d’avoir violé la loi sur la qualité de l’air. Le cinquième plus grand constructeur automobile du monde aurait ainsi tenté de tromper les régulateurs américains. Selon les accusations, le groupe, et plus précisément les deux marques Jeep et Ram, aurait installé un logiciel illégal capable de tromper les tests d’émissions de gaz à effet de serre réalisés par le gouvernement américain.
Cette affaire fait évidemment suite au scandale dit du « Dieselgate » où le groupe Volkswagen avait été accusé des mêmes faits, et ce dernier avait lui aussi plaidé coupable avant d’aller jusqu’au procès. Cinq ans après, c’est donc un grand retour en arrière pour le monde automobile.
Stellantis pris la main dans le sac plaide coupable
Dans leur rapport, les procureurs expliquent que le groupe a sciemment programmé les voitures de marque Jeep et RAM pour que ces dernières passent sous les radars lors des tests d’émission. Selon l’enquête 100 000 voitures vendues aux États-Unis entre 2014 et 2016 auraient été impactées par ce logiciel illégal.
Conséquence directe pour Stellantis, le paiement d’une amende record donc, mais qui reste bien loin des 20 milliards de dollars d’amende qu’avait reçu Volkswagen lors de la sortie de cette même affaire il y a cinq ans. En effet, les conditions de trucage de ce test ainsi que la notion de « grande échelle » n’étaient pas comparables, mais plus importantes encore, la flotte de véhicules impactés par ces tests frauduleux n’est pas du tout la même.
Pour rappel, dans l’affaire du Dieselgate de Volkswagen, il est question de plus de 600 000 voitures, six fois plus donc que pour Stellantis. Le groupe franco-italien s’en sort pourtant avec une amende 73 fois moins grande que les 22 milliards de dollars demandés à Volkswagen.
Un autre procès en attente
Si l’amende n’est pas la seule contrepartie pour Stellantis, l’accord trouvé avec le ministère de la Justice semble beaucoup plus avantageux. Dans les autres termes de ce dernier, Stellantis s’est également engagé à soumettre des rapports de conformité à la Clean Air Act (la loi américaine sur les émissions) auprès du ministère de la Justice américaine pour une durée de probation de trois ans.
De quoi s’assurer que le groupe, qui vend plus de 6,5 millions de véhicules par an, ne reproduise plus un tel procédé déloyal. C’est du moins ce que semble espérer le ministère de la Justice. Ce dernier est d’ailleurs toujours en train d’enquêter sur le constructeur automobile. Trois cadres de l’entreprise sont visés par des enquêtes fédérales pour des accusations criminelles liées de près ou de loin à cette affaire.
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oui, enfin c’est surtout les ancien propriétaires des groupes les responsables, pas stellantis…
C’est trop bon ça !!!! Les tricheurs sont enfin punis….
Ce qui donne le tournis et montre à quel point ils font des profits colossaux, c’est de voir que payer 300 millions, ça leur touche la gauche sans bouger la droite….
Ils ont triché, menti…. Bien fait pour eux, nan !!!! Et dire que ce sont des adultes, c’est dire l’ampleur des dégâts. Ou la nature humaine dans ce qu’elle a de pire !!!
Faut pas s’étonner que tout part en vrille !!!