Cette semaine, Google a dévoilé la liste des quatre moteurs de recherche par défauts proposés sur les smartphones Android au moment de leur configuration. Ces quatre services, dont Chrome, ont été choisis à la suite d’enchères controversées, favorisant les plus gros aux modèles alternatifs à but non-lucratif. Ecosia a répondu à l’annonce, et ne compte pas s’en arrêter là.
« Il nuit aux consommateurs européens »
Retour deux ans en arrière pour comprendre ces enchères chez Google : en 2018, afin de limiter la domination de Google, l’Union européenne avait mis en place une mesure lui demandant de proposer trois autres moteurs de recherche par défauts pour les smartphones sous Android. À cette demande, une liste de quatre choix est donc apparue pour tous les nouveaux appareils, lors du premier allumage de leur client. La liste s’affiche dans un ordre aléatoire (Google n’est pas forcément en tête de liste, donc).
Pour pouvoir choisir quels seront ces trois autres services en plus de Chrome, Google s’est mis à organiser des enchères. Chaque service se dispute différents emplacements, correspondant aux différents pays concernés par cet « écran de choix » Android. Ils sont 31, Info.com en a obtenu la totalité, Privacy Wall en a dénombré 27 et Bing 11 emplacements. De son côté, Ecosia n’en a obtenu qu’un seul : la Slovénie.
À cette politique favorisant finalement ceux qui ont le plus de moyens, Ecosia a été direct : « Après avoir participé à deux enchères complètes pour le soi-disant écran de “Choix” d’Android, il est devenu évident que le modèle d’enchères “pay-to-play” de Google continue d’évincer les modèles alternatifs, notamment les moteurs de recherche tels qu’Ecosia, des principaux marchés européens” déclarait Sophie Dembinski, la responsable des relations publiques d’Ecosia.
La responsable regrettait la politique de Google en affirmant aussi qu’elle venait nuire à la décision de l’Union européenne en 2018, visant justement à prôner la concurrence et les modèles alternatifs. Pour les clients aussi, des conséquences négatives débouchait du processus d’enchères : « il nuit également aux consommateurs européens qui votent et se tournent vers des alternatives à croissance rapide, respectueuses de la vie privée et de l’environnement ».
De futures discussions avec Google
L’appel d’Ecosia est aussi celui de Qwant, DuckDuckGo, Lilo et Seznam. Chaque moteur de recherche alternatif à Chrome a décidé de s’attaquer au problème et de créer une petite coalition pour faire pression. Leur entente remonte au mois d’octobre, et devrait se concrétiser prochainement : le but, aller discuter avec Google et la Commission européenne de ce processus d’enchère discutable. « L’Union européenne a répondu positivement à notre lettre ouverte et nous nous réjouissons de ces futures discussions constructives » annonçait Ecosia ce vendredi.
« Notre mission est de lutter contre le changement climatique, et non de nous laisser prendre par des enchères à but lucratif dont les recettes sont prélevées sur des projets vitaux de plantation d’arbres pour être versées à Google » finissait par ajouter Sophie Dembinski. Au mois d’octobre dernier, son entreprise investissait dans TreeCard, une nouvelle carte bancaire en bois censée prolonger le projet de reforestation d’Ecosia jusque dans la fintech.
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Sinon l utilisateur non assiste peut tjs aller lui meme changer le moteur , l ideal serait de ne rien proposer et a l utilisateur de faire son shopping.
Car de toute facon la mere michu prendra google car elle est connait et seul les initiés prendront autre chose
On mélange un peu tout ici… On parle de Navigateurs ou de Moteurs de recherche ? La confusion fait peur…