Elon Musk a annoncé vouloir avancer la date de la fin de la station spatiale internationale (ISS). Le patron de SpaceX voudrait désorbiter l’ensemble dès 2028, bine avant les plans de la NASA qui ne souhaitent pas commencer cette délicate mission avant 2030.
Dans son message, publié sur X, le milliardaire explique vouloir commencer à réfléchir à la désorbitation de l’ISS dès aujourd’hui. Il précise en fin de message, “let’s go Mars” “allons sur Mars” en bon français, sous-entendant qu’il était temps pour l’humanité de passer au chapitre suivant de son exploration spatiale.
Chez nos confères d’ABC News, l’historien de la conquête spatiale Jordan Bimm juge qu’il serait “dommage” de mettre un terme à l’ISS pour des raisons “politiques” et non “scientifiques”. Car même vieille de 26 ans, l’ISS n’est pas qu’un immense conteneur flottant dans le vide de l’espace.
C’est le lieu de milliers d’expériences, permettant à l’humanité de mieux comprendre comment notre corps réagit en l’absence de gravité terrestre. Des informations cruciales, notamment pour préparer des missions habitées vers Mars.
Un intérêt économique ?
Si la fin de l’ISS n’arrange pas grand monde (à part les financiers de la NASA), Elon Musk pourrait, lui aussi être un grand gagnant de la fin de la station spatiale internationale. Étant aujourd’hui la seule entreprise capable d’envoyer des hommes dans l’espace pour des séjours de plus de quelques minutes, il est la solution de remplacement à l’ISS.
Toutes les agences spatiales au monde qui voudront faire voler leurs astronautes, à commencer par la France avec Thomas Pesquet et Sophie Adenot, devront passer par SpaceX pour réaliser des missions à des centaines de kilomètres au-dessus de la Terre.
Une position qui ne passe pas
Elon Musk encaisserait alors les chèques, les uns à la suite des autres, finançant dans le même temps le projet de sa vie : se rendre sur Mars. Mais les projets d’Elon Musk sont encore loin de faire l’unanimité. Même au sein de son camp politique, beaucoup ne voient pas la fin de l’ISS comme une opportunité.
Pour le sénateur Ted Cruz, cela signifie surtout “laisser la porte grande ouverte à la Chine“. Des arguments qui seront repris, c’est certain, par les politiciens en charge des auditions du nouveau cabinet de la NASA. Donald Trump a récemment nommé Jared Isaacman en tant qu’administrateur principal de l’agence, mais cet ami proche d’Elon Musk pourrait déjà être mis en difficulté. Lui qui n’a toujours pas été officiellement investi.
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