Le 4e vol du Starship, ce 6 juin, en a surpris plus d’un. Mais Elon Musk, le patron de SpaceX ne compte pas en rester là. Il a même déjà avancé sur de nombreux projets, à commencer par la production en masse de sa fusée. Car si le Starship doit être capable d’aller sur Mars et de « transporter l’humanité » comme le promet Elon Musk, il va falloir en faire un best-seller.
Starfactory : la clé de voûte des rêves de Musk
Pour concrétiser ses rêves les plus fous, Elon Musk a fait construire une usine à la hauteur de ses ambitions. Avec la Starfactory, SpaceX va pouvoir concevoir des fusées à vitesse grand V. Si historiquement la fabrication d’une fusée, la navette ou tout autre objet ayant pour projet de rejoindre l’espace était un travail d’horloger, Elon Musk veut être le Henry Ford de l’industrie spatiale.
Selon les dires de plusieurs têtes pensantes de l’entreprise, Kate Tice (responsable de la qualité), l’objectif est bien de produire un Starship par jour. Quand on sait que le vaisseau est pensé pour être réutilisé plus de 10 fois avec un entretien minimal, les chiffres donnent rapidement le tournis.
Un bond technologique à venir ?
Mais entre les promesses de l’entreprise et la situation actuelle de SpaceX, il y a un fossé. Le bond technologique pour passer outre est immense, aucune entreprise spatiale n’a jamais réussi (ni même tenter) de le franchir. Aujourd’hui SpaceX produit un deuxième étage de sa fusée Falcon 9 en une semaine, une prouesse technologique.
Mais c’est très loin d’être suffisant pour le Starship. En effet, le deuxième étage d’une Falcon 9 pèse 4 tonnes, pour un seul moteur. Starship de son côté c’est 1325 tonnes au décollage pour six moteurs Raptor. La conception d’un seul modèle est déjà une vraie prouesse industrielle pour SpaceX.
Pourquoi c’est une mauvaise idée ?
Pour SpaceX, l’idée de produire toujours plus doit permettre deux choses. La première c’est d’occuper les devants de l’actualité et invisibiliser les autres acteurs de secteur spatial. L’autre, tout aussi important (si ce n’est plus) c’est d’atteindre la rentabilité.
Plus le Starship volera, plus il sera rentable. Elon Musk, en businessman, tente donc de tirer la couverture le plus vers lui, quitte à mettre quelques points écologiques ou éthiques de côté. Car sans parler de la demande en main-d’œuvre et des conditions de travail plus que limité chez SpaceX avec un rythme de production aussi irréaliste, la grande perdante d’une industrialisation du Starship sera la Terre.
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Je ne suis pas dans la tête d’un psy vu qu’en général c’est le contraire mais je ne serais pas étonné que le cas d’Elon Musk fasse les délices de plus d’un d’entre eux.
Tout comme les cas (par exemple) de tous les vendeurs d’armes qui, avec la complicité de tous nos dirigeants, entretiennent artificiellement des guerres partout afin de faire fructifier leurs vols d’argent .
Occupons nous d’abord de ceux là. Ce sont eux qui nous rendent la vie de plus en plus inabordable !
Une minorité de despotes pour qui l’argent et le pouvoir justifie tous les crimes !
Rester sur Terre équivaut à la fin de l’humanité. Une bombe nucléaire, un virus, une météorite, et c’est Game Over. Explorer l’espace ouvre des perspectives : découvertes, exploitation minière des astres, nouvelles ressources. L’autre alternative ? Retourner dans sa grotte en attendant Godot. Mais ne vous inquitez pas c’est du reve, il ne recupera jamais son fusée, dixit Ariane Espace
Remettre en cause la conquête spatiale est une chose, s’interroger sur une industrialisation à outrance motivée peut-être davantage par les bénéfices financiers que ceux applicables au genre humain en est une autre.
En quoi est-ce une mauvaise idée pour la terre ? La navette est réutilisable et est essentiellement composée de métal qui sera recyclé….
On ne parle pas de qualité mais de quantité. Le sujet n’interroge pas sur la pertinence de la conquête spatiale mais sur son industrialisation façon Musk.
c’est ça partez tous sur mars…
moi je reste ici! mêmes pollué, la terre sera toujours plus vivable que mars…
Bien dit ! Et puis enfin, qui sait, Mars sera peut-être la planète d’un pénitencier d’où il sera vraiment impossible de s’échapper, ou alors en subtilisant les clés de l’aéronef, les tenues et casques, puis en prenant en otage un astronaute sachant piloter. Héhé, peut-être là les infos d’un 20 heures d’ici quelques décennies…