- Au sortir d’une réunion avec les 220 maires dont les communes sont touchées par les émeutes, Emmanuel Macron évoque la possibilité de couper les réseaux sociaux en cas d’urgence
- Le blocage de réseaux sociaux serait une première en France, et plus largement dans les pays occidentaux
- Le seul vrai précédent que l’on connaît pour des mesures de ce type est la décision qu’ont prise certains pays comme l’Égypte de bloquer internet pendant le Printemps arabe en 2010 – avec des effets assez limités (voire contre-productifs)
Couper les réseaux sociaux dans les situations d’urgence comme les émeutes que vient de connaître la France des suites de la mort du jeune Nahel va-t-il rejoindre l’arsenal de réponses à la disposition de l’Élysée ? C’est en tout cas ce que suggère Emmanuel Macron au sortir de sa réunion avec les maires de 220 communes touchées par les événements récents.
“Nous avons besoin d’avoir une réflexion sur l’usage des réseaux sociaux chez les plus jeunes […] quand les choses s’emballent, il faut peut-être se mettre en situation de les réguler ou de les couper”, a notamment lancé Emmanuel Macron cité par BFMTV. Le président de la République appelle à en débattre “à froid”. Et d’ajouter : “quand ça devient un instrument de rassemblement ou pour essayer de tuer, c’est un vrai sujet”.
Bloquer les réseaux sociaux est-il seulement efficace ?
Le problème c’est qu’il est impossible de distinguer entre les émeutiers, les manifestants pacifiques et les autres. La coupure serait pour tout le monde, pour une durée limitée. Ce genre de méthode, toutefois, serait du jamais vu dans un pays occidental démocratique. On sait bien sûr que certains pays comme la Chine ou la Russie coupent de façon permanente les réseaux sociaux occidentaux.
Mais du côté des coupures temporaires liées à une situation d’urgence, il faut remonter au Printemps arabe en 2010, et à des mesures de ce type prises par plusieurs pays. Le cas le plus extrême étant l’Égypte qui a carrément coupé internet à sa population au plus fort du soulèvement. Or, le sujet a fait l’objet de nombreuses études depuis.
Il semblerait que les réseaux sociaux n’ont finalement joué qu’un rôle limité en 2010, en tout cas plus limité que la manière dont on le présentait alors. La coupure d’internet, par contre, semble plutôt avoir attisé les tensions. Débouchant sur la chute de Hosni Moubarak, l’élection de Mohamed Morsi, de nouveaux troubles, et un coup d’État militaire dans le cas de l’Egypte.
Au-delà, les modalités techniques d’un blocage efficace des réseaux sociaux même temporaire restent à définir. S’il est possible de contourner ce blocage via un VPN, il y a fort à parier que la mesure se révèle largement inefficace. Il peut d’ailleurs sembler nettement plus pragmatique de plutôt pister les comptes qui appellent à la violence sur internet.
Une solution qu’a déjà suggérée le député Éric Dupont-Moretti qui menaçait il y a quelques jours de “faire péter les comptes” des personnes appelant à de la violence.
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No problemo, j’ai gardé mon minitel !
Et si le problème ce n’était pas les réseaux sociaux, mais c’est simplement lui le problème ?
On envisage, ou le dit-on. Cela ne se fera jamais, ce serait aussi productif que quelques sacs de sable pour bloquer un tsunami et puis enfin et surtout cela créerait un précédent (en Europe du moins) politiquement, sociétalement inacceptable.
Ceci étant le chaos qu’a connu le pays en a fait rêver plus d’un du soulagement qu’aurait procuré une défaillance généralisée ds réseaux laquelle aurait englobé ceux dits sociaux. Mais enfin coupe-t-on une main pour soulager d’un panaris ?
En tous les cas une triste histoire qui montre bien qu’un drame peut déclencher une révolte laquelle, par ses excès, démontre s’il le fallait qu’il n’y a pas que les partis, que les organisations pour récupérer, instrumentaliser un évènement si dramatique qu’il soit tant une populace folle d’une hystérie collective s’y sera livré de même. La famille, les proches pleurent un être cher et les excités sans cervelle ni respect cassent tout. Et les réseaux sociaux deles y aider.
Listez tous les téléphones qui ont borné pendant et aux abords des dégradations, pillages et émeutes.
Faites le tri.
Sanctionnez et faites rembourser (tous les frais s’y rapportant, pas juste l’objet volé ou détruit).
Rajoutez au tout des amendes très conséquentes, des peines de prison ferme de 2 ans strict minimum incompressibles et des indemnités de tous ordres aux personnes et riverains lésés.(Préjudices moral, matériel, corporel).
Ni plus, ni moins.