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En France, les banques mobiles font face à un retard législatif

Face à leurs concurrents européens, les banques en ligne françaises souffrent d’une législation trop contraignante en matière de création de compte à distance.

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néobanque Qonto
© Qonto

« L’expérience nous montre qu’il n’y a pas plus de fraudes dans des vérifications physiques que dans des vérifications en ligne », expliquait Jérémy Rosselli, le directeur général de N26 France, à Presse-citron. Le sujet de la vérification d’identité lors des créations de comptes au sein des banques en ligne est en pleine discussion législative en France. Depuis quelque temps, les acteurs français comme Hello Bank et BforBank demandent à ce que la réglementation soit simplifiée avec des procédures numérisées, alors que la concurrence européenne possède une longueur d’avance.

Dans un article publié par nos confrères des Échos, les autorités le reconnaissaient d’elles-mêmes : « Il y a les documents demandés et puis la manière de les transmettre. Tout ça ne correspond plus à l’époque », déclarait un membre de la direction du Trésor. À la suite de leurs discussions, les autorités devraient appliquer un nouveau système de vérification d’identité, qui sera plus simple et rapide. L’idée serait certainement de copier nos amis britanniques, prouvant qu’ils sont bien les vrais clients en envoyant plusieurs selfies à la banque en question.

Un enjeu pour les banques en ligne françaises

Qu’ils se trouvent de l’autre côté de la Manche ou de l’autre côté du Rhin, nos concurrents sur le marché de la banque en ligne possèdent un avantage sans précédent, et ce depuis quelque temps déjà. N26 ou encore Revolut, se placent aujourd’hui comme les leaders de leur mouvement (appelé « néobanque »), et continuent à séduire la demande en France. Chez N26 par exemple, le palier des 2 millions de clients français sera dépassé au début de l’année prochaine.

« En France, ouvrir un compte prend encore au moins 24 heures, déplorait un banquier français aux Échos. Il faut que ça change. ». Pour ce faire, les autorités devront faire en sorte de simplifier la procédure, tout en garantissant toujours un niveau de protection et de vérification important, alors que la cinquième directive sur la lutte antiblanchiment se terminera le 10 janvier prochain.

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« Il faut faciliter l’entrée en relation tout en maintenant des hauts standards de lutte contre le blanchiment », expliquait Olivier Fliche, directeur du pôle Innovation à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, au journal Les Échos. Cette modernisation des méthodes de vérification de compte est un enjeu majeur, si la France veut pouvoir continuer à talonner les autres acteurs européens de ce nouveau paysage fintech. Mais concrètement, quelles seront les modifications apportées ?

Vers la fin du justificatif de domicile, et l’arrivée du selfie

L’un des plus gros changements devrait concerner la fin de la demande du justificatif de domicile, pour l’heure encadré par l’article R.312-2 du code monétaire et financier. Pour pouvoir vérifier l’identité, la France s’inspirera peut-être de ses voisins. En Allemagne comme en Angleterre, la numérisation de la vérification est passée par la caméra de nos smartphones. Outre-Rhin, les banquiers réalisent un appel vidéo avec leur nouveau client. Outre-Manche, une série de selfies est demandée.

Pour une fois, la vérification faciale ne devrait pas poser de problème, bien que pour le coup, on imagine qu’une vérification de ce type en France pourrait en faire réagir plus d’un. Entre la vérification d’identité par selfie et la reconnaissance faciale, la frontière est plutôt étroite.

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