Passer au contenu

La Chine vise Mars et va utiliser un moteur nucléaire pour doubler la NASA

50 ans après la course à l’espace entre les États-Unis et l’URSS, c’est la Chine qui relance la compétition, avec Mars comme objectif.

La Chine vient d’annoncer la conception d’un réacteur nucléaire capable de s’étirer, une vraie prouesse d’ingénierie qui pourrait être très utile dans l’optique de rejoindre Mars en fusée. C’est en tout cas ce qu’annonce la CNSA, l’agence spatiale chinoise. Cette dernière assure vouloir se rendre sur Mars d’ici 10 à 15 ans, dans un calendrier ambitieux, elle pourrait donc doubler la NASA sur la ligne.

La fission nucléaire pour aller sur Mars ?

Dans un communiqué commun une dizaine d’instituts de recherche chinois ont annoncé la création d’un réacteur nucléaire à fission. Grâce à cette technologie, la Chine pourrait propulser un vaisseau dans l’espace avec une puissance encore jamais atteinte.

Comme l’expliquent les scientifiques dans leur article, republié par le South China Morning Post, ce réacteur aurait l’étrange capacité de “s’étirer” une fois dans le vide spatial. Sur Terre, l’appareil aurait été assez réduit pour être aussi grand qu’un conteneur. Mais une fois dans l’espace il pourrait se déployer et atteindre la taille d’un immeuble de 20 étages.

Les chercheurs chinois assurent que l’utilisation d’un réacteur à fission nucléaire pourrait permettre de diviser la durée du voyage par deux. Il ferait ainsi possible de rejoindre notre voisine rouge en trois mois au lieu de sept selon les estimations de SpaceX et la NASA, qui utilisent des moteurs fossiles plus traditionnels.

Une technologie encore en cours de développement

Si la publication chinoise attire l’œil des scientifiques du monde entier, elle n’est pas un point final à la recherche dans ce domaine. La conception d’un réacteur de fusée nucléaire est un sujet depuis des années et la NASA travaille aussi sur ses prototypes.

L’agence spatiale américaine a cependant été retenue pendant des années par les craintes, légitimes, de la population civile et des gouvernants quand à des tests nucléaires sur des fusées. Si de nombreuses précautions sont prises dans la conception de ces fusées d’un nouveau genre, un incident est toujours possible, et les conséquences de l’explosion d’un réacteur nucléaire seraient terribles à des kilomètres à la ronde.

Afin de prévenir des risques potentiels, les scientifiques chinois ont construit une intelligence artificielle pour étudier ce réacteur. Elle doit analyser et imaginer tous les cas de figure pour découvrir des problèmes avant qu’ils ne se déclenchent dans la vraie vie et ne fassent des dégâts.

Selon les scientifiques, ces simulations informatiques devraient permettre d’accélérer le développement des réacteurs nucléaires dans le pays. La Chine espère utiliser ces fusées pour réaliser le premier aller-retour de l’humanité vers Mars. L’objectif fixé par le gouvernement serait d’y arriver avant 2049, année du centenaire de la fin de la guerre civile dans l’Empire du Milieu.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech

4 commentaires
4 commentaires
  1. “aurait été” dans la même phrase..”pourrait” va falloir penser a comprendre les temps… article concernant qu’elle époque du coup ??

  2. Sauf qu’utiliser un dispositif nucléaire dans l’espace, même pour la propulsion, est interdit par le droit international. Rien sur les réactions d’autres pays ?

    1. “Il interdit (article 4) la mise en place d’armes nucléaires ou de toute autre forme d’arme de destruction massive sur l’orbite de la Terre, leur installation sur la Lune ou tout autre corps céleste, voire leur stockage dans l’espace hors de la Terre.”

      Ici on parle de propulsion, pas d’arme.

Les commentaires sont fermés.