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Une entreprise de télécommunications US aussi espionnée par la Chine ?

Il semblerait qu’une importante entreprise de télécommunications américaines, dont le nom n’a pas été révélé, soit elle aussi été victime des puces d’espionnages venues de la Chine.

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Port Ethernet Chine

Alors que Bloomberg a révélé la large affaire d’espionnage dont seraient victime plusieurs entreprises chinoises, l’agence a annoncé mardi qu’une compagnie de télécommunications très connue aux États-Unis serait également visée. Néanmoins, son nom n’a pas été rendu public en raison d’un accord de non-divulgation. Pour leur part, AT&T, Sprint et T-Mobile indiquent qu’il ne s’agit pas de leur entreprise, tandis que Verizon et CenturyLink précisent n’avoir trouvé aucune trace des puces chinoises.

Des ports Ethernet « modifiés » par la Chine

Pour rappel, l’agence accuse la Chine d’avoir placé de minuscules puces dans plusieurs ordinateurs destinés à des entreprises américaines telles qu’Apple et Amazon. Ajoutées alors que le matériel se trouve sur la chaîne de montage, ces puces permettraient de profiter d’une backdoor donnant accès aux réseaux informatiques de ces sociétés. Dans ce cas, c’est les ports Ethernet de l’entreprise de télécommunications qui auraient été infectés par les composants malveillants.

Dans cette affaire, le média cite nommément une source, ce qu’il n’avait pas fait dans l’enquête initiale. De fait, Yossi Appleboum, co-CEO de Sepio Systems, une entreprise spécialisée en cybersécurité a annoncé que ses équipes avaient effectivement trouvé des ports Ethernet décrits comme ayant été « modifiés ». Ainsi, cela signifierait que les puces ont permis aux données de suivre le chemin traditionnel, mais également de suivre une voie directement liée à la Chine.

> Lire aussi :  La Chine déploie un outil qui reconnaît les gens grâce à leur démarche

Pour l’instant, le FBI ne s’est pas saisi de l’affaire.

Néanmoins, l’enquête initiale rédigée par Bloomberg s’est confrontée à de nombreux démentis, d’abord issus des compagnies directement visées, soit Apple et Amazon. Pour sa part, la compagnie à la pomme juge que « Les outils de sécurité d’Apple recherchent en permanence ce type de trafic sortant […] Rien n’a jamais été trouvé ». De plus, Apple s’est défendu en indiquant que les 17 sources évoquées par Bloomberg étaient toutes anonymes, ce qui explique certainement le fait que l’agence cite, cette fois-ci, nommément sa source. Les agences gouvernementales américaines et britanniques ont appuyé les propos de l’entreprise, précisant n’avoir « aucune raison » de douter de leur propos.

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