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Espace Schengen : ce nouveau système de l’UE crée la panique dans les aéroports

Le système d’entrée-sortie européen (EES) est mis en cause.

C’est fait. Depuis le 12 octobre 2025, le système d’entrée-sortie européen (EES) est lancé. Ce dispositif numérique mis en place par l’Union européenne (UE) est destiné à remplacer le tamponnage des passeports pour les passagers qui entrent dans l’espace Schengen. Le déploiement progressif de cette initiative n’est pas sans créer une certaine pagaille dans les aéroports du Vieux Continent. Explications.

Des retards dommageables

Comme l’explique le site Observalgerie, l’idée est d’enregistrer les données biométriques des voyageurs afin de renforcer la sécurité des frontières et de fluidifier les contrôles. Mais très vite, des files d’attente importantes ont été signalées, notamment à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem où des queues de plusieurs heures sont rapportées.

Même tendance à l’aéroport Humberto Delgado de Lisbonne, où des touristes ont pesté contre ces délais prolongés. Certains ont même raté leur vol à cause du contrôle de leurs passeports qui s’est éternisé. Enfin, nos confrères mentionnent les villes de Prague, Faro, Palma de Majorque, Milan Malpensa et Heraklion, où des problèmes similaires ont été repérés.

On attribue notamment ces retards à des problèmes techniques sur les bornes automatiques et à un manque de personnel sur place. Quoi qu’il en soit, le message est passé, et il est vivement conseillé aux voyageurs d’anticiper en se rendant plus tôt dans les aéroports pour éviter ces désagréments.

Qu’est-ce que le système EES ?

Pour rappel, le système EES a été créé pour enregistrer les passages aux frontières extérieures de l’espace Schengen. Il entrera pleinement en vigueur le 10 avril 2026. Progressivement déployé dès ce mois d’octobre, il vise non seulement à moderniser les contrôles mais aussi à renforcer la coopération entre États membres.

Ce dispositif remplace le traditionnel tampon sur les passeports et concerne uniquement les ressortissants de pays tiers effectuant des séjours de moins de trois mois. Un dossier individuel est créé pour enregistrer leurs informations personnelles, leurs données biométriques, ainsi que les détails liés à chaque franchissement de frontière.

Concrètement, les voyageurs n’ayant jamais été enregistrés dans le système devront fournir l’ensemble de leurs données devant les agents au moment du contrôle, notamment leurs empreintes digitales et une photographie. L’idée est de simplifier la procédure et de la rendre plus rapide, mais pour l’instant, ce n’est clairement pas ce qui se produit.

En France, la collecte des données débutera sur les sites aéroportuaires, portuaires et ferroviaires, où des bornes de préenregistrement en libre-service et des tablettes faciliteront les démarches. Plus d’informations à ce sujet sur la page officielle ici.

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