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Fintech

Et si l’avenir de la banque privée passait par les néo-banques ?

Soutenue par une banque privée emblématique, la fintech Alpian souhaite offrir ses services à une clientèle aisée.

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Néo banque privée Alpian
© Alpian

Ces dernières années, le paysage bancaire français a été bouleversé par l’arrivée de néo-banques. Si la banque de détail souffre sérieusement de ces nouveaux entrants, la banque privée est pour le moment épargnée. Le marché est toutefois loin d’être figé et la première « néo-banque privée » suisse pourrait bien venir jouer les trouble-fêtes…

Incubée par une banque privée

Alpian n’est pas une fintech comme les autres. C’est le groupe bancaire genevois Reyl qui incube le projet depuis 18 mois. Fort de 40 années d’expérience dans la banque privée, il espère ainsi séduire une clientèle fortunée plus jeune avec cette néo-banque privée. Pasha Bakhtiar, un associé du groupe Reyl explique le choix de la banque de séparer cette nouvelle offre 2.0 : « c’est beaucoup plus simple pour nous de mettre en place une telle structure, avec une approche ‘start-up’, plutôt que de faire cela au sein de la banque ».

La néo-banque vient de boucler au courant du mois de janvier un premier tour de table de 12 millions de Francs suisses (11,5 million d’Euros) grâce à des financements externes à la banque dans l’optique d’être pleinement opérationnelle « dès le premier ou deuxième trimestre 2021 ». Il lui faudra pour cela obtenir la validation du régulateur local, la FINMA, pour sa demande de licence bancaire.

D’ici à son lancement, Alpian aura besoin de nouvelles levées de fonds, notamment pour détenir les fonds nécessaire pour une licence bancaire (15 à 20m de CHF), ce qui impliquera pour le groupe Reyl de « déconsolider Alpian et de maintenir une participation minoritaire », dixit M. Bakhtiar.

Une application au coeur du projet

Sur le même principe que les néo-banques N26 ou Revolut, l’offre d’Alpian s’articule autour d’une application mobile qui fera office d’interface entre les clients et les banquiers privés. Ces derniers se tiendront disponibles sur demande des clients pour des « entretiens personnalisés de 15 à 30 minutes, en visioconférence ». La clientèle sera plus autonome sur ses opérations, qu’il s’agisse de la finance du quotidien, de la bourse ou encore des mandats de gestion.

Sans que l’on ne connaisse aujourd’hui le coût et les conditions d’éligibilité à cette nouvelle néo-banque, elle se destine à une clientèle jeune dont la fortune oscille entre 100 000 et 1 million de Francs suisses. La pépite genevoise se focalisera dans un premier temps sur le marché suisse, où plus de 2,6 millions de personnes sont des clients potentiels.

Une cannibalisation à venir ?

Plutôt que de voir Alpian comme un concurrent direct, Pasha Bakhtiar préfère se projeter sur le plus long terme : « il y aura peut-être une cannibalisation partielle aujourd’hui, mais pour mieux bénéficier la croissance et la santé financière du groupe demain (…) Cela ne doit pas être perçu comme quelque chose de négatif ».

Dans une industrie très traditionnelle dans sa structure et son fonctionnement, Reyl semble vouloir se positionner comme un précurseur avec une offre plus simple, plus transparente et plus adaptée aux usages de demain. Pour cela, elle n’a donc pas hésiter à diversifier ses sources de revenus en misant sur le futur, à l’instar d’un groupe comme BNP Paribas avec sa banque en ligne Hello bank! et le Compte Nickel.

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