Après une première mise en garde en novembre sur le sujet, l’UE passe à l’action. La Commission européenne a en effet annoncé ce jeudi 17 mai l’ouverture d’une seconde enquête sur Facebook et Instagram dans le cadre du DSA lancé cette année. Cette fois, les réseaux sociaux de Mark Zuckerberg sont accusés de développer des comportements addictifs chez les enfants et de manquements à leurs obligations sur la vérification de l’âge.
Des risques sur Facebook et Instagram pour les enfants ?
Dans un communiqué publié pour l’occasion, le commissaire européen au marché intérieur, Thierry Breton, n’y va d’ailleurs pas par quatre chemins : “Nous ne sommes pas convaincus que Meta ait fait suffisamment pour atténuer les risques pour la santé physique et mentale des jeunes Européens sur ses plateformes”.
Bien sûr, nul ne sait ce que donneront ces investigations qui sont aussi censées pousser Meta à passer à l’action. L’Institution bruxelloise lui reproche notamment “les risques causés par la conception des interfaces de Facebook et d’Instagram, qui peuvent exploiter les faiblesses et l’inexpérience des mineurs et provoquer un comportement addictif”.
Meta a d’ailleurs clairement intérêt à montrer patte blanche. Et pour cause, ce nouveau règlement sur les services numériques l’expose à des amendes pouvant aller jusqu’à 6 % de son chiffre d’affaires annuel mondial, ce qui est déjà considérable. Pire, en cas de violations graves et répétées, la Commission pourrait envisager une interdiction d’opérer en Europe !
Mis en cause, Meta a tenu à se défendre en assurant avoir “passé une décennie à construire plus de 50 outils et mesures destinés à protéger” les mineurs. Le géant de la Tech se dit aussi “impatient de partager le fruit de ces travaux avec la Commission européenne”.
Une seconde enquête contre Meta
En mars dernier, l’UE avait déjà ouvert une enquête contre Meta concernant son modèle « paiement ou consentement ». Les internautes sont ainsi invités à passer à la caisse ou à accepter de consentir à l’utilisation de leurs données personnelles à des fins de publicités ciblées. La commission estime qu’il ne s’agit pas d’une véritable alternative si les utilisateurs refusent de donner leur consentement.
Meta a répliqué en expliquant par l’intermédiaire d’un porte-parole : “Les abonnements comme alternative à la publicité sont un modèle commercial bien établi dans de nombreuses industries, et nous avons conçu Subscription for No Ads pour répondre à plusieurs obligations réglementaires qui se chevauchent, y compris le DMA”.
Pour aller plus loin, on vous invite à relire cet article qui revient plus en détail sur ces nouveaux règlements européens et leurs implications.
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