« Savez-vous si le lundi de Pentecôte est chômé ou s’il faut travailler ce jour-là ? » Cette question, vous l’avez peut-être déjà entendue au sein de votre entreprise autour de la machine à café ou dans une discussion sur la messagerie professionnelle. Si ce dernier était un jour férié officiel jusqu’au début des années 2000, une décision du gouvernement dirigé par Jean-Pierre Raffarin a mis le feu aux poudres en tentant de le supprimer. Voici ce qu’il en est en 2025.
Une application de la loi au cas par cas
Le site Actu.fr s’est justement intéressé à ce sujet et confirme d’emblée la bonne nouvelle : le lundi de Pentecôte fait bien partie des 11 jours fériés en France. Mais les choses se compliquent cependant très vite.
Depuis la loi de 2004 établissant une journée « de solidarité » censée être destinée à financer des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées, les salariés sont tenus de travailler ce jour-là.
Mais il existe de nombreux cas de figure. Ainsi, certains collaborateurs vont bien travailler ce jour-là sans toucher le moindre centime. D’autres effectueront cette journée au cours de l’année ou via la suppression d’un jour de RTT. Dans d’autres cas de figure, une entreprise peut prévoir que ses employés travailleront un peu plus chaque semaine ou chaque jour pour obtenir les 7h nécessaires.
Enfin, certains patrons plus généreux peuvent aussi « offrir » cette journée à leur personnel. Quoi qu’il en soit, l’employeur devra en tout cas s’acquitter de la « «contribution solidarité autonomie » (CSA).
Si les choses semblent si confuses, c’est qu’à l’origine, le lundi de Pentecôte était le seul concerné par cette mesure jusqu’en 2008, avant que des ajustements ne soient proposés pour laisser plus de latitude aux sociétés.
Notons que cette journée de solidarité est particulièrement impopulaire chez les travailleurs en France qui restent attachés à ces journées de repos. Et ce d’autant plus qu’ils peinent à voir les effets concrets de ce travail sans rémunération sur les conditions de vies des personnes âgées ou handicapées. Aussi, l’idée de créer une seconde journée de solidarité qui a été esquissée par certains parlementaires issus de la droite a provoqué un nouveau rejet massif l’année dernière.
Ce qu’il faut retenir :
- Le lundi de Pentecôte est un jour férié en France, mais il n’est pas forcément chômé
- Depuis la mise en place de la journée de solidarité, ce jour peut être travaillé sans rémunération supplémentaire selon les accords d’entreprise ou la décision de l’employeur
- La situation varie donc selon les entreprises, et certains salariés peuvent poser un congé ou un RTT pour ne pas travailler ce jour-là
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