Nous vivons très probablement les dernières années des chèques. Autrefois légion en France, ils sont désormais voués à disparaître, comme en témoigne cette nouvelle décision de l’État.
Fermeture du dernier centre de traitement public
En effet, le dernier centre de traitement des chèques du Trésor public, service rattaché au ministère des Finances, devrait fermer ses portes dès 2027, d’après un arrêté envisagé par le gouvernement. Il s’agit de l’unique installation encore opérationnelle pour gérer les chèques envoyés à l’administration fiscale. Ensuite, cette tâche sera externalisée complètement au service Tessi, un acteur privé qui gère déjà une partie de cette activité.
Ce n’est pas une grande surprise, car cette méthode de paiement est aujourd’hui considérée comme facilement falsifiable, en plus d’être coûteuse pour les banques. En conséquence, elles ont désormais pris la décision de ne pas distribuer automatiquement un carnet de chèques à leurs clients, comme c’était auparavant le cas.
Et si cette méthode s’avère utile dans certains cas, comme les paiements en différé, les cautions ou les loyers, la plupart des magasins ont également arrêté de l’accepter. C’est donc logiquement que leur utilisation dégringole à vitesse grand V : Le Monde rapporte que 39 millions de chèques ont été encaissés en 2024 par le Trésor, soit un important déclin de 72 % en 15 ans. En 2000, les chèques représentaient 37 % des transactions, contre 3 % l’année dernière.
Cette nouvelle mesure acte le désengagement progressif de l’État vis-à-vis de cette pratique jugée obsolète, tout en marquant un pas de plus vers sa disparition programmée.

La numérisation se poursuit
Mais les chèques ne sont pas le seul moyen de paiement en voie de disparition. C’est aussi le cas de l’argent liquide, comme en témoigne la suppression de nombreux distributeurs. Le recours au cash est, lui aussi, en chute libre en France : en 2025, il comptait pour 51 % des transactions des particuliers, contre 68 % en 2017.
Cette évolution s’inscrit dans un mouvement plus large : celui de la numérisation des paiements. Aujourd’hui, les usagers sont toujours plus nombreux à privilégier la carte bancaire. Une tendance exacerbée par le paiement sans contact, devenu un réflexe au quotidien.
Des services comme Apple Pay, Lydia ou PayPal permettent de régler ses achats en quelques secondes, directement depuis son smartphone ou sa montre connectée. Plus rapides, ces solutions dématérialisées relèguent progressivement chèques et espèces au second plan, surtout chez les jeunes générations. À terme, cette dynamique pourrait même affecter la carte bancaire physique au profit des solutions virtuelles.
- Les chèques vivent très probablement leurs dernières années : leur usage s’effondre et l’État prévoit de fermer le dernier centre public de traitement d’ici 2027.
- Jugés coûteux, peu sécurisés et de moins en moins acceptés, ils sont progressivement remplacés par des alternatives numériques plus pratiques.
- Cette disparition s’inscrit dans un mouvement global de dématérialisation des paiements.
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