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Fintech : comment l’Asie accueille-t-elle les banques en ligne ?

Les pays asiatiques ouvrent de plus en plus leurs régulateurs à des nouveaux acteurs tels que les banques en ligne et les néo-banques.

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Asie Fintech Banque
© Unsplash / Markus Winkler

La semaine dernière, Revolut a officialisé son intégration aux États-Unis. La néo-banque britannique fait partie de ces services bancaires numérisés qui ont grandi grandi en Europe, et ont fait le pari d’avoir une maturité suffisante pour traverser l’Atlantique. Malgré le défi que représente pour ces startups le fait de s’intégrer sur ce marché, elles n’en sont pas à leur premier déploiement international. En Asie-Pacifique par exemple, Revolut avait ouvert au Japon et à Singapour l’année dernière. Sur place, les politiques sont de plus en plus à même de délivrer des accords pour l’exercice de ces acteurs. Mais les institutions traditionnelles sont encore très ancrées.

Comme pour les États-Unis, les néo-banques suivent le même processus d’intégration dans un pays en Asie. Elles créent des partenariats avec des acteurs locaux, pour ainsi pouvoir utiliser leurs propres licences, ou bien en demander une aux régulateurs. Une étude publiée par Synpulse, un cabinet de conseils en services financiers, revient sur l’historique de cette intégration de nouveaux acteurs en Asie.

Une ouverture décisive en Chine

Pour se pencher sur la première banque numérique à avoir débuté son activité en Asie, il faut remonter à l’an 2000. Il y a vingt ans, le Japon accordait un droit d’exercice à sa première banque entièrement numérisée, du nom de Japan Net Bank, lancée le 19 septembre 2000. La même année, d’autres acteurs se sont implantés, tels que Sakura Bank, devenu « Sumitomo Mitsui Banking Corporation ». Voilà pour le commencement. Néanmoins, c’est bien plus tard que les acteurs de la fintech telle qu’on la connaît se sont installés.

La fintech trouve la plupart de ses origines en Europe. Comme le rappellent les auteurs de la parution de Synpulse, ces nouveaux acteurs dont les néo-banques sont en majeure issues du Vieux Continent, telles que les « challenger bank » britanniques. En Asie, le premier événement décisif date de 2015 en Chine. Sur place, la China Banking Regulatory Commission a commencé à émettre les premières licences bancaires numériques cette année-là. Le début de l’exercice de MyBank (appartenant à Alibaba), ainsi que WeBank (Tencent) a été le premier volet de la transition des habitudes des particuliers dans leur utilisation des services bancaires.

Fintech Asie 2020

© Synpulse

Chacun des États asiatiques a petit à petit ouvert ses régulateurs à la manière de la Chine et du Japon afin de rajouter de la compétitivité face aux acteurs traditionnels historiques. Un moyen de contestation, même, selon Synpulse, mais aussi un choix stratégique pour suivre une nouvelle transversale à l’avenir très ambitieux. La Corée du Sud a vu naître K-Bank, Hong Kong sa ZA Bank, et Singapour est devenu un investisseur de taille dans le secteur depuis quelques mois, en revoyant entièrement sa stratégie. Ailleurs, Malaisie et Thaïlande cherchent aussi à ouvrir leurs régulateurs à de nouveaux services bancaires numérisés.

Bien évidemment, les arguments pour pousser les néo-banques et banques en ligne à faire leur place concernent toujours les avantages économiques de leurs services. Synpulse prédit qu’en Asie, « les banques numériques devraient se distinguer des banques traditionnelles en offrant de meilleurs taux et en supprimant les exigences de dépôt minimum compte tenu de leurs coûts d’exploitation inférieurs ». Moins abordé, il pourrait aussi s’agir d’une bonne nouvelle pour les petites entreprises. « Avec des banques traditionnelles peu focalisées sur les secteurs des PME, ce serait une opportunité stratégique pour les banques numériques de se créer une niche », s’accordaient à dire les auteurs de l’étude.

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