Jusqu’où faut-il aller pour faire avancer la science ? Face à cette question, la NASA aurait tendance à répondre “aussi loin que possible.” L’agence spatiale américaine ne se refuse rien quand il est question de recherche. Cette nouvelle mission le prouve parfaitement.
En partenariat avec le Sheba Medical Center, un hôpital de Tel Aviv, et la société SpaceTango des souches de maladies bactériennes ont été amenées dans l’ISS en fin de semaine dernière. Elles ont quitté la Terre à bord de la mission Crew-11 aux côtés des astronautes Zena Cardman, Mike Fincke, le japonais Kimiya Yui et le russe Oleg Platonov.
Les chercheurs restaient sur Terre veulent observer l’impact de la micro-gravité sur la virulence bactérienne et la résistance aux antibiotiques. L’objectif est double : mieux protéger les astronautes lors des missions spatiales, mais aussi comprendre les mécanismes d’évolution de ces pathogènes. Les scientifiques attendent beaucoup de cette seconde partie.
Une expérience en double aveugle
Alors que les pathogènes vont évoluer dans leur habitat spatial pendant plusieurs mois, la même souche est de son coté restée sur Terre. Elle va évoluer à sa façon. Les chercheurs espèrent détecter des différences notables entre les deux essais.
Si tel est le cas, les scientifiques devraient pouvoir, dans un deuxième temps, trouver la meilleure façon de combattre ces pathogènes et éviter des maladies à des millions de personnes. Pour rappel, la lutte contre les maladies bactériennes est un vrai casse-tête.
Faire progresser la médecine terrestre
À chaque fois qu’un antibiotique est utilisé sur une maladie, elle évolue pour le contourner. Ce jeu du chat et la souris entraîne une moins bonne efficacité des traitements. Pour éviter cela, les médecins sont obligés de faire évoluer leurs traitements.
En étudiant les mutations en apesanteur, les chercheurs espèrent prendre une longueur d’avance sur l’évolution bactérienne. Car si la science doit parfois quitter la Terre pour mieux comprendre ce qui s’y passe, c’est avant tout pour anticiper les crises de demain.
Cette mission pourrait bien offrir de nouvelles armes dans un combat mondial contre l’antibiorésistance. Une preuve de plus que l’espace, au-delà de ses mystères, peut aussi servir d’outil pour préserver la vie sur notre planète.
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