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Fusion nucléaire : une startup reçoit l’aide de NVIDIA et de Bill Gates

Avec près de 900 millions de dollars levés, Commonwealth Fusion Systems veut prouver que l’énergie des étoiles peut devenir une réalité commerciale.

La promesse de l’énergie illimitée attire de plus en plus les investisseurs. La startup américaine Commonwealth Fusion Systems (CFS) vient de lever 863 millions de dollars. Un tour de table prouvant que, malgré les incertitudes scientifiques et économiques, la confiance grandit autour de la fusion nucléaire. Car cette technologie pourrait un jour révolutionner l’approvisionnement énergétique mondial.

Des investisseurs de premier plan misent sur la fusion

Fondée en 2018 dans le sillage du MIT, CFS est déjà la startup la mieux financée du secteur. Avec cette nouvelle levée, elle a réuni un total de près de 3 milliards de dollars, soit un tiers de tous les financements captés par les startups de fusion dans le monde à elle seule.

Parmi ses soutiens, on retrouve NVIDIA, via son fonds NVentures, Google, ainsi que Bill Gates et de grands investisseurs institutionnels. « Les investisseurs reconnaissent que CFS est en train de rendre la fusion nucléaire réelle. Ils voient que nous exécutons et atteignons nos objectifs », estime le cofondateur et PDG de l’entreprise, Bob Mumgaard.

Mais pourquoi un tel engouement ? La fusion nucléaire est considérée comme le Saint Graal de l’énergie. Contrairement à la fission actuellement utilisée dans les centrales nucléaires, qui consiste à briser de lourds atomes comme l’uranium et qui produit des déchets radioactifs, la fusion cherche à reproduire le processus à l’œuvre dans le Soleil : faire fusionner deux noyaux atomiques légers pour libérer une énorme quantité d’énergie.

En théorie, cette méthode pourrait fournir une électricité propre, sûre et quasi illimitée. Mais atteindre les températures et pressions extrêmes nécessaires reste l’un des défis technologiques les plus complexes jamais tentés.

Fusion Nucleaire
© Darkfoxelixir / Shutterstock.com

Commonwealth Fusion Systems veut prouver que c’est possible

Dans ce contexte, Commonwealth Fusion Systems construit Sparc, un réacteur expérimental de type tokamak. Ce système utilise des aimants supraconducteurs pour contenir un plasma porté à des millions de degrés. Elle espère, d’ici à 2027, franchir le seuil de rentabilité scientifique, aussi appelé point d’ignition, c’est-à-dire démontrer que la fusion peut produire plus d’énergie qu’elle n’en consomme. Un point crucial pour que la technologie soit viable.

Si ce cap est franchi, la société passera à la vitesse supérieure avec Arc, une première centrale commerciale prévue dans l’État de la Virginie. D’ailleurs, Google a déjà signé un contrat pour acheter 200 mégawatts d’électricité issus de ce futur site, qui pourrait être opérationnel au début des années 2030.

L’attrait des investisseurs pour la fusion nucléaire est tout sauf anodin : l’essor de l’intelligence artificielle (IA) provoque une explosion de la demande énergétique. Miser sur la fusion permet d’anticiper le futur. « Cela nous rapproche du moment où la fusion devient une véritable entreprise commerciale. Et cela arrive à une époque où nous avons besoin de beaucoup d’énergie », résume Bob Mumgaard.

  • Commonwealth Fusion Systems a levé 863 millions de dollars.
  • La startup veut prouver que la fusion nucléaire peut devenir une source d’énergie propre, sûre et quasi illimitée.
  • Son réacteur expérimental Sparc doit démontrer la faisabilité d’ici 2027, avant une première centrale commerciale prévue en Virginie.

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